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Amélie Gosselin
Audio fil du mardi 10 septembre 2019

Un aventurier de Miramichi à la conquête des plus hauts sommets

Publié le

Un homme sourit sur le sommet d'une montagne.
Maximilien LeBlanc à Trolltunga en Norvège.   Photo : Gracieuseté Maximilien LeBlanc

Originaire de Miramichi au Nouveau-Brunswick, Maximilien LeBlanc est un marchand de monnaie rare. Grâce à son travail, il parcourt les quatre coins du monde et au passage, il nourrit sa passion pour la nature, la randonnée et la photographie.

Le Néo-Brunswickois partage ses photos sur les médias sociaux où il relate ses aventures.

À ce jour, Maximilien LeBlanc a visité près de 175 pays. Cette curiosité pour la monnaie, entre autres, l’a toujours habité. J’ai toujours eu la curiosité de visiter le monde. Depuis un jeune âge, je voyais les rois et les reines, les différentes images de partout autour du monde sur les pièces de monnaie. Un jour, je me suis dit que ce serait le fun de trouver les pièces dans leur état original, d’aller visiter les différents pays pour essayer de trouver des trésors et les ramener au Canada, explique ce jeune Néo-Brunswickois.

Photo d'une montage.
L'Aiguille du Dru à Charmonix-Mont-Blanc en France.   Photo : Gracieuseté Maximilien LeBlanc

Depuis maintenant cinq ans, lorsqu’il se trouve dans un pays étranger pour le travail, il s’assure de gravir le sommet le plus haut dans son temps libre.

Mais cette passion pour la conquête des plus hauts sommets du monde lui est venue comme par hasard. Je me souviens que j’étais sur l’île de Man en Angleterre où j’ai fait mon premier sommet. C’était seulement à 600 mètres de hauteur, mais de ce point-là, de tous les coins, tu peux voir la mer d'Irlande.

Je me suis trouvé dans un état mental extraordinaire, un rush d’adrénaline et j’étais à mon meilleur. Alors je me suis dit que la prochaine montagne que j’allais voir, j’allais l’escalader

Maximilien LeBlanc

Lorsqu’il atteint enfin le sommet, Maximilien LeBlanc sort sa caméra, prend quelques clichés avant de la ranger aussitôt. Il profite alors du moment présent et du paysage qui se présente devant lui. Il explique qu’il reste au moins une heure au sommet. J’ai même de la difficulté à partir. On dirait que tu viens de conquérir quelque chose. Tourner de bord et descendre, c’est toujours difficile, ajoute-t-il.

Se retrouver en situations dangereuses

Il est déjà arrivé à quelques reprises que ce jeune explorateur se trouve face à des situations de dangers.

Maximilien LeBlanc se souvient d’un voyage à Oman au Moyen-Orient alors qu’il escaladait le sommet de Djebel Shams, une montagne de 3000 mètres d’altitude où est située une base militaire. J’ai commencé tôt le matin et il faisait 38 degrés Celsius. À une certaine altitude, il faisait tellement froid, mais le soleil me brûlait quand même. J’étais gelé, mais je brûlais au soleil et je devais rester camouflé de la base militaire parce que je n’avais pas le droit d’être au sommet de la montagne. Ce périple de seulement 34 km aller-retour lui a pris 18 heures. C’était l’une des montagnes les plus difficiles. C’est seulement la moitié en hauteur d’une autre montagne que j’ai escaladé, mais en termes de difficulté, c’était certainement l’une des plus difficiles, précise-t-il.

Au Yémen, Maximilien LeBlanc a réussi à y entrer grâce à ses contacts, mais lorsqu’est venu le temps de sortir du pays, il a été emprisonné.

Ils ont pris mon passeport et toutes mes choses. Ils m’ont placé dans une chambre pour plusieurs jours sans eau ni nourriture

Maximilien LeBlanc

Malgré tous les dangers qui le guettent dans ses aventures, il avoue ne pas avoir froid aux yeux. Je me dis toujours que je suis capable de m’en sortir. Si jamais quelque chose m’arrive, je ne suis pas là pour faire quelque chose de dangereux. Je suis là pour conquérir la montagne alors je me dis que je serais capable de m’en sortir, explique-t-il.

Publier ses voyages sur les médias sociaux

Bien qu’il voyage depuis maintenant cinq ans, il ne partage ses aventures sur son compte Instagram (@earth.without.borders) que depuis un an. L’idée lui est venue alors qu’il était à bord d’un bateau en Nouvelle-Zélande. À ce moment, il vivait depuis six mois dans sa voiture et les passagers du bateau le regardaient d’un regard méprisant jusqu’au souper lorsqu’il s’est mis à raconter ses histoires de voyage. Tout le monde était fasciné par mes histoires. Plus tard en soirée, un homme plus âgé qui avait des problèmes de mobilité est venu me voir et m’a remercié pour mes histoires parce que ça le touchait.

Ça m’a vraiment touché au coeur et je me suis dit: si je le fais, je peux le faire pour les autres aussi et montrer à tout le monde comment c’est, même ceux qui n’ont pas la chance de voyager

Maximilien LeBlanc
Un renard polaire droit devant lui.
Un renard polaire.   Photo : Gracieuseté Maximilien LeBlanc

Et sa prochaine aventure?

À cette question, Maximilien LeBlanc n’hésite pas. « La plus grosse montagne en Antarctique », déclare-t-il.

Cette prochaine escalade sera parsemée de défis. « C’est à peu près 4500 mètres et ça prend une semaine à se rendre en haut. Il fait -35 ou -40 degrés Celsius la majorité de la semaine », explique Maximilien LeBlanc­.

D'après l'entrevue d'Amélie Gosselin

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