Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Amélie Gosselin
Audio fil du mardi 10 septembre 2019

La servante écarlate : l’univers de Margaret Atwood étudié à l’Université de Moncton

Publié le

Un homme est photographié debout.
Paul Curtis est professeur d'anglais et le directeur du département d'anglais à l'Université de Moncton.   Photo : Radio-Canada / Anne-Marie Parenteau

L'auteure canadienne, Margaret Atwood, lance, aujourd'hui, son nouveau roman Les testaments (The Testaments), la suite tant attendue de son livre La servante écarlate, publiée en 1985. Bien que la publication de La servante écarlate remonte maintenant à 34 ans, ce livre a depuis connu une immense popularité après la sortie de la série télévisée en 2017.

Le rôle des femmes dans la société et la religion sont quelques grands thèmes qui ressortent de La servante écarlate (The Handmaid's Tale). De grands thèmes qui intéressent le professeur et directeur du département d’anglais de l’Université de Moncton, Paul Curtis.

Depuis quatre ans, un cours portant sur la Bible et la littérature anglaise est offert au département d’anglais. Paul Curtis a eu l’idée d’ajouter la lecture de ce roman de Margaret Atwood à son syllabus de cours.

Je sais très bien que les étudiants ont déjà vu les émissions à la télévision alors c’est une lutte, le roman contre les impressions visuelles

Paul Curtis, professeur et directeur du département d’anglais à l’Université de Moncton
L'écrivaine sourit et un montage photo montre la couverture du livre à sa gauche.
Margaret Atwood et la couverture de son nouveau roman «Les testaments»   Photo : McClelland et Stewart

Ils étudient entre autres le point de vue de l’auteure au sujet de la Bible. Les étudiants baignent dans une culture chrétienne même s’ils n’ont pas lu la Bible alors c’est une espèce de reconnaissance de la fondation de notre culture, ajoute-t-il.

Il donne l’exemple d’un passage de La servante écarlate où le personnage principal, Defred (Offred), fait la découverte d’un coussin dans sa chambre sur lequel est brodé le mot foi. C’est très ironique parce qu’Offred se demande où est l’espérance et la charité, précise-t-il. Les étudiants savent très bien ce qui se passe. Ce sont les principes chrétiens.

Paul Curtis souligne que la pensée critique enseignée dans ce cours repose sur le choix. Que chaque étudiant a le choix sur quoi penser. C’est le choix qui est important.

Un principe auquel n’a pas droit le personnage principal de La servante écarlate. Dans le roman, Offred n’a pas le choix. C’est une machine sexuelle. Alors les nuits lorsqu’elle est seule, elle est très intime avec les lecteurs et les lectrices et on constate les choix qu’elle aimerait avoir. C’est ça qui est puissant, explique le professeur et directeur du département d’anglais de l’Université de Moncton, Paul Curtis.

Un succès près de 35 ans plus tard

Selon Paul Curtis, l’univers de Margaret Atwood dans La servante écarlate touche plusieurs événements de notre société d’aujourd’hui, tels que le mouvement #moiaussi.

Il affirme que ses étudiants réagissent fortement au roman de Margaret Atwood.

La réaction est forte parce que c’est un satyre et les satyres qui ont un succès, sont très puissants. Ça provoque des réactions. Tu ne peux pas rester amorphe devant ce roman

Paul Curtis, professeur et directeur du département d’anglais à l’Université de Moncton

Selon les informations d'Anne-Marie Parenteau

Chargement en cours