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L'heure de pointe - Acadie

Avec Amélie Gosselin

En semaine de 16 h à 18 h,
16 h 30 à 18 h 30 à T.-N.-L.

La crise d'Octobre et l'Acadie

Article de journal de L'Évangéline du 7 octobre 1970 avec comme titre: Le FLQ menace de tuer M. Cross ce matin.

En octobre 1970, les journaux de l'Atlantique relataient les événements au Québec.

Photo : journal L'Évangéline du CEAAC

Cette année marque le 50ième anniversaire de la crise d'Octobre au Québec. Cette crise politique marquée par les enlèvements de James Cross et Pierre Laporte, et l'application de la Loi sur les mesures de guerre, a secoué tout le Canada. Le chroniqueur et historien, Maurice Basque, revient sur l'ambiance qui régnait en Acadie, il y a 50 ans.

En octobre 1970, le Nouveau-Brunswick était en pleine campagne électorale. À ce moment, l’Acadien, Louis J. Robichaud qui était au pouvoir depuis 10 ans, tente d’être réélu à la tête de la province. Il perdra ces élections aux mains de son adversaire, un jeune chef du nom de Richard Hatfield.

Discours de Louis J. Robichaud, premier ministre du Nouveau-Brunswick de 1960-1970

Louis J. Robichaud, premier ministre du Nouveau-Brunswick de 1960-1970

Photo : Le Corridor

Selon Maurice Basque, les événements de la crise d’Octobre n’ont certainement pas servi à l’Acadien durant cette campagne électorale.

C’était une première au Canada, même en Amérique du Nord, d’avoir des enlèvements politiques et ç’a créé chez beaucoup, particulièrement chez certains anglophones qui n’aimaient déjà pas beaucoup Louis Robichaud et ses politiques ou les nouveaux mouvements nationalistes acadiens, tout un ressac face au gouvernement.

Maurice Basque, chroniqueur et historien
Une dizaines de militaires armés sont vus dans une rue du Vieux-Montréal.

Des militaires canadiens patrouillent dans les rues de Montréal, le 20 octobre 1970.

Photo : Getty Images / The Toronto Star / Bob Olsen

La population quant à elle se range derrière le ministre de l’Immigration, du Travail et de la Main-d’oeuvre du Québec, Pierre Laporte, enlevé et plus tard, assassiné par le Front de libération du Québec (FLQ). L’historien raconte que le ministre est alors présenté comme un martyr, un martyr de la culture politique canadienne, du style de vie canadien.

Le ministre est vu dans une pièce en train de parler à des journalistes.

Le politicien Pierre Laporte en 1970

Photo : Getty Images / Keystone

Dans la presse anglophone des provinces de l’Atlantique, les membres du FLQ ne sont pas présentés positivement. Le Chronicle Herald d’Halifax par exemple, décrivait les felquistes comme étant des sauvages, des bandits. Il y a plein de noms qu’ils ont utilisés, explique Maurice Basque.

D’après la chronique de Maurice Basque

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