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L'heure de pointe - Acadie

Avec Amélie Gosselin

En semaine de 16 h à 18 h,
16 h 30 à 18 h 30 à T.-N.-L.

Le code d’éthique du cueilleur sauvage

Rattrapage du mardi 29 septembre 2020
Aaron Shantz avec un casseau de bleuets.

Aaron Shantz est un grand amateur de cueillette sauvage. Ces jours-ci, c'est la cueillette des bleuets et de sumac.

Photo : Gracieuseté/Aaron Shantz

Un été chaud et sec ne cause pas que des ennuis aux agriculteurs. En forêt, les plantes produisent moins et les animaux doivent fouiller davantage pour se nourrir. Selon le chroniqueur Aaron Shantz, les cueilleurs ont une responsabilité afin de maintenir une harmonie dans l'écosystème.

Tout au long de la saison, Aaron Shantz surveille de près les plantes de sureau. Mais lors de sa cueillette, il y a deux semaines, il a remarqué que les baies étaient peu nombreuses, probablement mangées par les oiseaux. Ça, c’est un signe clair que les oiseaux ont tout pris et d’habitude les oiseaux ne prennent pas tout. Il en reste en plus, il en reste pour tout le monde.

Petites baies noires dans le creux d'une main.

Des baies de sureau noir.

Photo : Gracieuseté/Aaron Shantz

L’été a été chaud et sec et les plantes ont moins produit de nourriture, laissant les animaux sur leur faim. Tout de suite, je me suis rendu compte : ça doit être la sécheresse. Il doit y avoir un manque et ça, c’est un signe que parmi les animaux, il y a de la famine.

Aaron Shantz dit avoir remarqué cette saison qu’il y avait moins de vie dans la forêt. Il recommande aux cueilleurs d’être à l’affût de ces changements.

Si vous faites la cueillette sauvage, ça, c’est un signe que peut-être il n’y en a pas assez pour les animaux et pour nous.

Aaron Shantz, chroniqueur

Les conséquences pour les animaux, tels que les oiseaux, sont grandes. Le cueilleur se tient donc à une règle bien simple qui dicte la quantité de produits à cueillir. Les années où tu trouves beaucoup de whatever ce que tu es en train de cueillir, j’utilise la règle d’utiliser 10 à 20 % quand j’en vois beaucoup. Et quand je commence à en voir peu, comme dans le cas du sureau, de rien prendre tout de suite, explique Aaron Shantz.

Les baies de sureau

Il existe deux sortes de sureau, le sureau rouge et le sureau noir. Aaron Shantz averti que l’ensemble du sureau rouge n’est pas comestible, à l’exception des fleurs produites au printemps. Et sa période de fleuraison est de courte durée, soit de 24 à 48 heures.

Feuilles et branches d'un sureau rouge.

Un sureau rouge en automne.

Photo : Gracieuseté/Aaron Shantz

En ce qui concerne le sureau noir, Aaron Shantz explique que les fleurs apparaissent plus tard dans la saison, soit au mois de juillet. Il conseille aux cueilleurs de bien marquer la place et bien s’en rappeler parce que l’été, elles vont se former en baies. Les baies noires seront prêtes pour la cueillette à la fin du mois de septembre.

Les baies de sureau noir ont un goût floral et fruité, un goût qu’Aaron Shantz qualifie d’assez unique.

Il revient sur la toxicité du sureau, bien que ce ne soit pas quelque chose de mortel, vaut mieux éviter de le manger cru et en grande quantité. C’est pour ça que si tu fais un sirop ou une confiture ou même un vin, c’est bien de cuire les baies, même du sureau noir, conseille-t-il.

D’après la chronique d’Aaron Shantz

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