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Xavier Lacroix, L'heure de l'Est
Audio fil du jeudi 10 janvier 2019

Doit-on « voter du bon bord » pour obtenir de l'argent du gouvernement?

Publié le

Un bulletin de vote est déposé dans une boîte de scrutin.
Est-ce que les projets se réalisent davantage dans les circonscriptions qui ont voté pour le parti au pouvoir?   Photo : iStock

Est-il nécessaire d'avoir un député appartenant au parti au pouvoir d'un gouvernement pour voir des projets se réaliser dans sa circonscription?

Plus tôt cette semaine, le maire de Rimouski, Marc Parent, a exhorté le député néo-démocrate Guy Caron à faire le saut du côté des Libéraux pour les prochaines élections fédérales. Selon lui, il serait préférable que le député de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques soit membre du parti au pouvoir, afin de voir davantage de projets se réaliser dans la circonscription.

Selon l'ex-ministre provincial Rémy Trudel, ce genre de logique est fausse et alimente le cynisme chez les électeurs.

Il faut être très très prudent avec ce genre de déclaration, affirme Rémy Trudel, parce que ça amène des conclusions un peu bizarres. À ce compte-là, à quoi ça servirait d'avoir différents partis politiques à la Chambre des communes et à l'Assemblée nationale?

L'idée qu'il faille voter du bon bord était peut-être vraie à une certaine époque, selon M. Trudel, mais les commissions Gomery et Charbonneau, de même que la création de l'Autorité des marchés publics (AMQ) ont fait le ménage , dit-il.

Rémy Trudel, ancien ministre du Parti québécois et professeur invité à l'École nationale d'administration publique (ÉNAP)
Rémy Trudel, ancien ministre du Parti québécois et professeur invité à l'École nationale d'administration publique (ÉNAP) Photo : Radio-Canada

Rémy Trudel affirme que les ministres, tout comme les députés et les fonctionnaires, sont tenus de prendre des décisions non-partisanes, basées sur la qualité et les objectifs d'un projet.

Le ministre, il donne suite à une décision qui a été préparée par des experts, avec des critères bien précis. [...] C'est pas le ministre qui peut dire ''moi je fais ci '' ou '' moi je fais ça''. La marge discrétionnaire du ministre est très limitée.

Rémy Trudel, ex-ministre des Affaires municipales du Québec et professeur à l'École nationale d'administration publique (ENAP)

M. Trudel ajoute que cela ne tient pas la route de dire à M. Caron qu'il serait mieux chez les Libéraux. Les partis et les députés sont là pour faire valoir leurs idées, dit-il, et chaque projet passe à travers un processus très rigoureux, peu importe la circonscription dans laquelle il se trouve.

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