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Martine Bordeleau, animatrice de L'actuel
Audio fil du vendredi 8 mars 2019

Portrait des femmes autochtones du Canada

Publié le

Depuis la fin des années 1960, l’ONF a produit près de 50 films de la documentariste abénaquise Alanis Obomsawin.
Depuis la fin des années 1960, l’ONF a produit près de 50 films de la documentariste abénaquise Alanis Obomsawin.   Photo : La Presse canadienne / La Presse canadienne/Frank Gunn

Le 8 mars se veut la Journée internationale de la femme. Pour sa chronique Expression autochtone, Isabelle Picard, ethnologue huronne-wendat fait le portrait de quelques femmes autochtones du Canada qui marquent, ou qui ont marqué l'histoire à leur manière.

Il y a environ 700 000 femmes des Premières Nations, Inuit ou de la nation métisse au Canada. Quelque 61% ont un DES contrairement à 80% chez les Allochtones. Quelque 8% ont avoir un baccalauréat contrairement à 20% pour les Allochtones.

En 2015, les femmes autochtones représentaient le quart des cas d'homicides au Canada alors qu'elles ne forment que 2% de la population. Leur espérance de vie est ciqn ans moins élevée que pour les femmes non-autochtones.

Le portrait n'est pas toujours rose mais pourtant bien de belles choses se passent du côté des femmes autochtones du Canada, des femmes qui ont peu accès au pouvoir mais qui sont souvent les piliers de leurs familles, qui exercent leur leadership autrement. C'est un peu de ça dont j'ai envie de parler aujourd'hui, de ces femmes qui changent les choses, chacune à leur manière, parfois de petites ou de grandes choses.

Belinda Daniels

Belinda Daniels, de la Première Nation de Sturgeon Lake, en Saskatchewan, dirige depuis 12 ans des camps d'enseignement du nēhiyawēwin, un dialecte cri, aux quatre coins de sa province. L'enseignante atypique transmet le cri notamment par le biais de chansons, de contes et de cueillette d'herbes médicinales.

Environ 3000 personnes ont assisté à ses cours jusqu'à maintenant, autant des élèves de l'école publique que des prêtres, des gardiens de prison, des infirmières et des agents de sécurité.
Le travail de Belinda Daniels est reconnu sur la scène mondiale. Elle a notamment été finaliste du prestigieux prix international des enseignants de la Fondation Varkey, l'équivalent d'un prix Nobel pour l'enseignement.

Mary Two-Axe Earley

Mary Two-Axe Earley est certainement un nom marquant dans l'histoire de la discrimination des femmes autochtones du Canada. Elle va en effet contester la Loi sur les Indiens qui voulait que lorsqu'une femme autochtone épousait un non-Autochtone, elle perdait ton statut d'Autochtone jusqu'en 1985. C'est elle qui va faire changer cette loi.

Charlotte Small

Charlotte Small, née en 1785 née à l'Île-à-la-Crosse, un poste de traite qui se trouve dans ce qui est aujourd'hui le nord de la Saskatchewan. Elle est la fille d'une femme crie et d'un commerçant de fourrure blanc de la Compagnie du Nord-Ouest, donc une métisse. Élevée dans la communauté de sa mère, sa connaissance de l'anglais et du cri en fait la compagne idéale pour l'explorateur bien connu David Thompson avec qui elle va se marier dès l'âge de 13 ans, lui qui en avait 29.

Charlotte Small accompagnera donc l'explorateur tout au long de ses voyages visant à cartographier la majeure partie de l'Ouest du Canada, couvrant ainsi quelque 20 000 kilomètres. On est carrément dans la découverte de l'ouest canadien à cette époque pour les colons, les nouveaux arrivants. Thompson admet que sa « charmante épouse » et sa connaissance du cri « me procurent de grands avantages ». Leur relation étroite va durer 58 ans et ils eurent 13 enfants.

Charlotte Small a contribué à la connaissance du territoire et à la cartographie de l'ouest canadien et donc par ricochet à l'histoire du Canada.

Daphne Odjig

Daphne Odjig est la seule femme membre fondatrice dans les années 1970 de l'alliance artistique Professional Native Indian Artists Inc., un groupe également connu sous le nom de Groupe indien des sept. Daphne Odjig a su combiner son originalité créatrice de peintre à sa conscience sociale d'artiste et de militante féministe anishinaabe pour créer un corpus d'œuvres ayant contribué à faire émerger une expression typiquement autochtone au premier plan de l'art contemporain canadien.

Née le 11 septembre 1919 dans la communauté de Wikwemikong sur l'île Manitoulin, en Ontario, l'artiste visuelle est décédée en 2016 à Kelowna, en Colombie-Britannique.

Alanis Obomsawin

Alanis O'Bomsawin est l'une des cinéastes documentaires les plus distinguées au Canada. Ses films récompensés traitent des combats livrés par les peuples autochtones au Canada, de leur point de vue, et mettent en valeur leurs voix, qui sont depuis si longtemps tombées dans des oreilles de sourds. Officier de l'Ordre du Canada et Grande officière de l'Ordre national du Québec, Alanis Obomsawin est lauréate du prix Albert-Tessier, du Prix humanitaire décerné par les prix Écrans canadiens, de plusieurs prix du Gouverneur général ainsi que de grades honorifiques et de prix d'excellence pour l'ensemble de ses réalisations. Ses films les plus marquants pour moi sont certainement ceux qui traitent de la Crise d'Oka et de la crise du saumon de Listuguj.

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