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Marguerite Mbonimpa, pionnière de l’immigration francophone à Sudbury

Jonction 11-17

Avec Éric Robitaille

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Marguerite Mbonimpa, pionnière de l’immigration francophone à Sudbury

Audio fil du lundi 7 octobre 2019
Marguerite Mbonimpa en studio

Marguerite Mbonimpa

Photo : Radio-Canada

C'était le 22 décembre 1991 quand Marguerite Mbonimpa est arrivée à Sudbury du Burundi. Elle estime qu'à l'époque, il y avait six autres femmes immigrantes francophones dans la région.

Quand je suis arrivée, elles sont venues me dire bonjour. On a formé une petite association parce qu’on s'ennuyait, raconte-t-elle.

Elle avance que l’arrivée était difficile, non seulement en raison du froid, mais surtout à cause des barrières linguistiques qu’elles n’avait pas prévues.

Tu es nouvelle dans un coin que tu ne connais pas, un coin où une bonne partie de la population parle anglais. Toi, tu ne maîtrises pas l’anglais, alors c’est difficile, explique Mme Mbonimpa.

D’ailleurs, elle avance que même en français, son accent était bien différent de celui des gens du nord de l’Ontario, ce qui a rendu difficile d’établir des liens avec les gens de la communauté.

Des outils pour les prochaines arrivantes

Aux études, Marguerite Mbonimpa fait des recherches sur l’intégration des femmes immigrantes francophones de Sudbury comme travail de maîtrise à l'École de service social de l'Université Laurentienne.

Elle a trouvé que ce qui rend surtout difficile l’intégration de ces femmes, c’est les difficultés qu’elles ont à décrocher un emploi.

Souvent, ces femmes arrivent avec leur conjoint, qui eux, ont déjà trouvé un emploi dans la région.

La greffe de l’intégration, partout, c’est le travail. Or si une femme arrive, mais elle n’arrive pas à travailler, à quelque part ça va la chercher dans les émotions. Ça la marginalise aussi.

Marguerite Mbonimpa

Son travail de recherche a permis d'identifier des outils pour aider les femmes immigrantes à s’intégrer à la communauté, chose qui lui a été utile dans son travail avec le Contact interculturel francophone de Sudbury (CIFS).

Au CIFS, elle a été chargée avec la création d’activités, et l’une de ses activités, l’emblématique Cabaret africain, vient de célébrer sa vingtième édition.

Presque 30 ans après son arrivée à Sudbury, Marguerite Mbonimpa soulève qu’il y a des outils maintenant pour aider les femmes immigrantes francophones, mais qu’il reste toujours de la place pour l’amélioration de ces services.

Je crois qu’il y a des réseaux quand même qui travaillent pour les immigrants. Mais il faut vraiment quelque chose de spécifique pour les femmes, qui fait de l’accueil, de l’intégration et des activités spécifiques pour ces femmes immigrantes et pour leurs enfants.

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