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Éric Robitaille
Audio fil du jeudi 19 septembre 2019

Portrait d'une nouvelle arrivante : réaliser une deuxième carrière de rêve

Publié le

Anne N'goran au micro de l'émission Jonction 11-17
Anne N'goran   Photo : Radio-Canada / Eric Robitaille

Anne N'goran et sa famille ont quitté la Côte d'Ivoire pour s'installer au Canada. Alors que son mari y est retourné pour travailler, Anne est demeurée dans le nord de l'Ontario avec ses enfants, où elle poursuit des études en éducation.

Le processus d’immigration au Canada a été tout un processus pour la famille d’Anne N’goran. C’était en 2010, alors que la Côte d’Ivoire vivait une crise politique, qu’ils déposent les formulaires requis pour arriver au Canada.

Un processus qui aurait dû prendre deux ou trois ans a fini par s'étirer en raison des conflits politiques de l’époque.

Acceptés comme travailleurs qualifiés, Anne N’goran et son mari arrivent à Montréal où un autre défi leur est imposé : leurs diplômes sont rejetés.

Quand on apporte nos diplômes, ça n’équivaut vraiment pas à ce qu’on espérait. Parce que quand on dit qu’on a une maîtrise, et qu’on vient et on donne un diplôme d’études collégiales ou un diplôme d’études secondaires, on s’est dit “Mais, qu’est-ce qui n’a pas marché ?”

Anne N'goran

En Côte d’Ivoire, Mme N’goran avait terminé des études en communications et en marketing et travaillait comme chef des services publicitaires au journal gouvernemental.

Mais au Canada, tout était à recommencer. Elle s’est alors redirigée vers une seconde carrière : celle de l’enseignement.

Le métier d’enseignante, c’est un rêve d’enfant que j’ai. Je l’ai toujours nourri, mais compte tenu des circonstances de la vie, on a dû prendre d’autres chemins pour gagner son pain, explique-t-elle.

En Ontario, elle a pu s’inscrire au programme de deux ans de l’École des sciences de l’éducation à l’Université Laurentienne, beaucoup plus prometteur que les quatre ans d’éducation au Québec.

Elle en est maintenant à sa deuxième année d’études.

Les chocs culturels

Lors de son arrivée au Canada, il y a eu plusieurs chocs culturels pour Anne N’goran et sa famille. D’abord, il y a eu les cartes de crédit.

Étant nouvelle arrivante et ne connaissant personne au Canada, elle a été surprise d’avoir déjà été acceptée pour une carte de crédit.

Et quand tu dépenses, tu as le temps pour rembourser. J’avais jamais pensé à ça, parce que chez moi, ça n’existe pas.

Une autre surprise, c’est le système des autobus scolaires. Alors qu’elle inscrivait son fils à l’école, on lui parle ensuite de l’autobus. Elle demande ce qu’elle aurait à payer comme facture.

On m’a dit “Non, c’est gratuit.” Et j’ai dit “Wow! C’est un pays des gratuités alors ?”

Et bien sûr, il y avait la première neige, une expérience bien vécue pour toute la famille.

Le premier jour que la neige est arrivée, les enfants ont veillé pratiquement toute la nuit

Ils se sont couchés dehors pour se laisser sous la neige. Vraiment, c’était une belle expérience. On voyait ça à la télé, mais on n’avait jamais vu pour vrai, raconte Anne N'goran

Vers des régions encore plus froides

Pour ce qui est de la suite pour Anne N’goran et sa famille, elle n’exclut pas la possibilité de rester dans le Nord, même de se déplacer vers Timmins, Wawa, Thunder Bay ou autre.

Peut-être il va faire encore plus froid. Ce sera encore un autre challenge. Mais là où il y a du boulot, il faut qu’on parte, parce que les enfants ont besoin de nous.

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