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Éric Robitaille
Audio fil du jeudi 5 septembre 2019

L'accueil des nouveaux arrivants, c'est simple comme « bonjour »

Publié le

Moïse Zahoui dans la salle des nouvelles de Radio-Canada à Sudbury
Moïse Zahoui   Photo : Radio-Canada / Patrick Wright

Tous les jeudis cette saison à Jonction 11-17, on vous présente de nos nouveaux voisins nord-ontariens : des personnes qui ont immigrés au Canada et se sont installé dans le Nord de l'Ontario.

Moïse Zahoui est installé dans la région du Grand Sudbury où il oeuvre au sein du Réseau de soutien à l’immigration francophone du nord de l’Ontario.

D’abord originaire de la Côte d’Ivoire, il a passé quatre ans dans un camp de réfugiés au Ghana avant d’arriver au Canada.

Mon pays était en guerre. Dans l’état de guerre, c’est le non-respect des droits humains. Pour les personnes qui aimeraient se développer, ce n'est pas l’endroit où on aimerait rester, avance-t-il.

Une fois arrivé en Ontario en 2015, il a tout de suite réagi au grand froid de l’hiver : il est arrivé au début du mois de février. Il a donc passé d’un pays où il fait 35 degrés, à un endroit où il fait moins 35 degrés.

C’était terrible ! À l’aéroport, je ne marchais pas, je courais. Je courais et je disais à toute ma famille “Suivez-moi!” C’était comme une descente militaire.

Moïse Zahoui raconte son arrivée au Canada

Mais le plus difficile, explique M. Zahoui, c’était d’avoir autant de difficulté à communiquer avec les gens qui les entouraient dans leur nouveau pays.

C’est-à-dire, d’avoir un cerveau fonctionnel, mais de ne pas pouvoir véhiculer ce qu’on ressens à l’intérieur. Les gens qui vous regardent ne font pas une lecture exacte de votre personnalité. Vous êtes sous-estimés, vous ne brillez pas de votre éclat, élabore-t-il.

En arrivant à Sudbury, le père d’une famille de cinq enfants a d’abord occupé un poste de vendeur chez un commerçant populaire de fournitures de bureau pour améliorer son anglais.

Quand je suis arrivé, je ne parlais pas couramment l’anglais. C’était la meilleure des pratiques pour moi. Apprendre l’anglais, c’était d’être sur le terrain et se forcer.

M. Zahoui raconte son emploi chez Staples comme vendeur, où il a pu apprendre l'anglais

C’est pendant une rencontre pour les nouveaux arrivants au Centre de santé communautaire du Grand Sudbury qu’on lui a suggéré de faire demande pour un poste au Réseau de soutien à l’immigration francophone du nord de l’Ontario.

Il y est maintenant agent d’appui pour le projet des communautés francophones accueillantes.

D’ailleurs, il explique que pour lui, améliorer l’accueil des nouveaux arrivants dans la région devrait être simple comme dire « bonjour ».

Je comprends qu’ici, normalement on ne dit pas bonjour à l’étranger. Mais quand tu arrives dans un environnement, si les gens sont réticents ou apeurés, tout de suite dans ta tête tu te dis que tu n’es pas accepté.

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