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L'amour de l'être humain pour les parcs

Jonction 11-17

Avec Éric Robitaille

En semaine de 15 h 30 à 18 h

L'amour de l'être humain pour les parcs

Rattrapage du mardi 26 mai 2020
Des personnes se promènent dans un parc.

Les parcs témoignent de la relation complexe qu'entretiennent les humains avec la nature.

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Alors que l'été frappe à nos portes, plusieurs se désolent de voir ces images de parcs bondés à Toronto. Plutôt que de nous faire la morale, le philosophe et éthicien François Côté-Vaillancourt propose une réflexion sur l'obsession collective de l'humanité avec les parcs.

Deux grandes traditions

Mis à part les terrains de sport et les aires de jeux pour enfants, on peut distinguer deux grandes traditions : les parcs (ou jardins) à la française et ceux à l’anglaise.

Les parcs au style français, comme les jardins de Versailles, s'appuient sur la géométrie et sur la création de formes impossibles dans la nature. On veut y mettre en valeur le génie humain. Les parcs de style anglais, tout aussi calculés et mis en scène, rejettent les angles droits et tentent d’attirer l'attention sur la beauté déjà présente dans la nature.

La plupart des parcs vont mêler des éléments de ces deux styles. La nature est à la fois notre matériau et notre visée. On veut la contrôler, mais aussi se laisser inspirer par elle. Ces espaces témoignent de la complexité des rapports des humains à la nature.

Un phénomène universel

Le phénomène des parcs est loin d’être propre à l’Occident. On sait aujourd’hui que les premières nations d’Amérique du Nord avaient profondément transformé, pour des raisons utilitaires et économiques, les forêts que les Européens croyaient vierges à leur arrivée.

De la même manière, on a démontré que les populations autochtones d’Australie avaient, eux aussi, profondément transformé la faune et la flore de ce continent pour favoriser des modes de vie qui leur convenaient davantage. Autrement dit, peu importe le peuple, on observe toujours à la fois un désir de transformer et de communier avec la nature; un désir d’amélioration et d’authenticité.

Pour clore son analyse, François Côté-Vaillancourt invite les auditeurs à prendre conscience de tout ce que leur apportent ces espaces verts, tant sur le plan de la raison, de la réflexion, et de l’admiration pour le génie esthétique et technologique de l’humain, que sur le plan de la sensibilité, de la détente et de la fusion avec la nature.

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