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Chronique histoire : Le SRAS et les leçons qu'on en a tirées

Jonction 11-17

Avec Éric Robitaille

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Chronique histoire : Le SRAS et les leçons qu'on en a tirées

Rattrapage du vendredi 22 mai 2020
Une photo aérienne de la foule au concert des Rolling Stones à Toronto en 2002.

Afin d'aider l'industrie du tourisme de la ville de Toronto, les Rolling Stones ont organisé en juin 2003 un concert au parc Downsview à Toronto. L’événement avait accueilli 500 000 spectateurs et avait contribué à relancer le secteur touristique de la ville.

Photo : La Presse canadienne / J.P. MOCZULSKI

Pour sa chronique histoire de cette semaine, l'historien Serge Miville nous ramène au début des années 2000 pour parler d'une crise qui a beaucoup en commun avec celle que l'on vit présentement.

Tout comme la COVID-19, le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) est causé par un coronavirus et provoque de grandes difficultés respiratoires. Contrairement à la COVID-19, il est beaucoup plus facile de contrôler sa propagation puisque le SRAS n’était contagieux que lorsqu’une personne était symptomatique.

Le SRAS a commencé à émerger en Chine à la fin 2002. En février 2003, les autorités sanitaires commencent à traquer cette nouvelle maladie infectieuse ailleurs dans le monde. Le SRAS réussit à créer un foyer d’infection important à Hong Kong ce qui va en permettre la propagation notamment au Canada où les effets se font particulièrement ressentir à Toronto.

À l'époque, on estimait à autour de 438 le nombre de cas du SRAS au Canada, dont 44 décès à Toronto.

Une réponse controversée

La réponse du gouvernement de l’époque aurait, selon certains, aggravé la situation. Après la crise, le gouvernement avait lancé une enquête pour comprendre pourquoi la réponse avait été si mal organisée et pourquoi il y avait eu une deuxième vague de la maladie.

Le rapport avait été accablant. Le juge avait conclu que le système de santé était brisé, négligé, inadéquat et dysfonctionnel. Deux des éléments de blâme qu’ils avaient identifiés sont le relâchement des règles de la province en mai 2003 et la rupture des stocks d’équipement de protection individuel, notamment des masques N95. Le rapport va ultimement suggérer de créer des réserves de cet équipement en vue de la prochaine pandémie.

La crise de la COVID-19 a permis de constater que ces stocks avaient été mal aménagés, de sorte que plusieurs pièces d’équipement étaient défaillantes lorsqu’on en aurait eu besoin.

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