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Une plateforme en ligne pour apprendre la langue des Malécites

Info-réveil

Avec Éric Gagnon

En semaine de 6 h à 9 h

Une plateforme en ligne pour apprendre la langue des Malécites

Rattrapage du lundi 11 mai 2020
Le drapeau de la Première nation malécite de Viger.

Le drapeau de la Première Nation malécite de Viger.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Lévesque-Boucher

La Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk, autrefois connue sous le nom de Première Nation Malécite de Viger, poursuit son travail de sensibilisation auprès de la population afin de se faire connaître davantage. Pour ce faire, une nouvelle plateforme en ligne voit le jour pour apprendre la langue wolastoqey.

Un reportage de Jérôme Lévesque-Boucher

Selon le responsable des dossiers éducation, santé, finances et culture de la Première Nation, Kévin Morais, il aura fallu des mois de travail pour en arriver à cette nouvelle plateforme numérique. Ça fait déjà depuis 2017 qu'on travaille sur ce dossier-là. Ça a commencé par des réflexions pour savoir comment on pourrait aider nos membres à se réapproprier leur langue, explique-t-il.

On a essuyé quelques refus pour obtenir des subventions afin de créer cette plateforme. Puis, en 2019, on a eu une réponse positive de la part du programme Initiatives des langues autochtones de Patrimoine Canada.

Kévin Morais, responsable de l'éducation à la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk

Toutefois, à en croire M. Morais, le travail ne faisait que commencer. En 1869, lorsqu'on a perdu notre territoire ancestral, nos membres ont été morcelés un peu partout au Québec. La langue wolastoqey s'est presque éteinte, est tombée en dormance. Mais nous avons des nations sœurs, notamment au Nouveau-Brunswick, qui ont gardé cette langue-là. On a donc récupéré ce savoir et on l'a adapté pour que les francophones, y compris nos membres, puissent l'apprendre, ajoute le responsable.

La façade du centre administratif de la Première nation de Viger.

Le centre administratif de la Première nation de Viger, à Cacouna.

Photo : Première nation malécite de Viger

Des jeunes intéressés

Toujours selon M. Morais, les jeunes membres de la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk se montrent particulièrement intéressés par l'apprentissage de la langue. Peut-être pas pour la parler couramment, mais pour au moins connaître la base, pour se réapproprier les racines, précise le responsable.

Je vous dirais que depuis 2016, nos membres parlent beaucoup de l'apprentissage de la langue lors de nos assemblées. On sent qu'il y a vraiment un intérêt.

Kévin Morais

M. Morais ajoute qu'une langue fait partie intégrante d'une identité et qu'elle peut contribuer à ce que son peuple reprenne la place qui lui revient. Vraiment, la Première Nation foisonne actuellement. Autant culturellement qu'économiquement, les membres souhaitent prendre leur place dans la communauté bas-laurentienne. Je pense qu'on est un poumon, un vecteur. Clairement, avec la langue reviennent des noms, des mots. Ça va permettre de faire rayonner notre culture, conclut le responsable.

La plateforme numérique, gratuite, est accessible sur le site internet officiel de la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk.

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