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Sainte-Anne-de-la-Pocatière peut aller de l'avant avec le projet de parc bioalimentaire

Info-réveil

Avec Éric Gagnon

En semaine de 6 h à 9 h

Sainte-Anne-de-la-Pocatière peut aller de l'avant avec le projet de parc bioalimentaire

Rattrapage du jeudi 30 janvier 2020
photo aérienne des installations avec les années où les bâtiments ont été construits

L'évolution du Centre de développement bioalimentaire au fil des années. Les terrains prévus pour le parc bioalimentaire sont aux abords du CDBQ, en haut à droite.

Photo : CDBQ/Luc Théberge

Alors que la Commission de protection du territoire agricole du Québec refuse à La Pocatière d'édifier son projet de parc bioalimentaire en terrain zoné, elle s'est montré plus permissive pour l'autre partenaire du projet, Sainte-Anne-de-la-Pocatière qui a reçu le feu vert de Québec.

Un reportage de Jérôme Lévesque-Boucher

Il serait justifié de croire que Rosaire Ouellet se montre satisfait de la décision. Or, il est mi-figue, mi-raisin. Vous savez, le projet initial était de développer un parc intermunicipal avec La Pocatière, notre partenaire. Là, les terrains qui pourront être dézonés ne pourront accueillir que deux ou trois entreprises, maximum, tranche le maire de Sainte-Anne.

Évidemment, Rosaire Ouellet ajoute du même souffle qu'il ne boudera pas son plaisir. Ça nous fait mal au cœur de laisser La Pocatière derrière et d'aller de l'avant seul. Mais que voulez-vous, c'est la décision de la Commission. On a deux ans pour faire modifier le schéma d'aménagement de la MRC. [...] C'est bien sûr qu'il va rester [à faire] les infrastructures comme les égouts et les aqueducs, explique le maire.

Rosaire Ouellet.

Le maire de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, Rosaire Ouellet.

Photo : Centre de développement bioalimentaire du Québec (CDBQ).

Le maire Ouellet ajoute que les arguments de la CPTAQ pour un refus à La Pocatière sont curieux. Ils disent qu'il faut d'abord que La Pocatière remplisse son nouveau parc industriel Charles-Eugène-Bouchard. Mais là, la construction du parc n'est pas encore terminée et le tiers des terrains sont déjà vendus. Ça va vite! Sylvain (Hudon, maire de La Pocatière) voulait prévenir plutôt que guérir avec notre projet de parc bioalimentaire, explique M. Ouellet.

Même s'il pourra aller de l'avant avec son projet, Rosaire Ouellet fait l'économie de bons mots à l'égard de la CPTAQ.

On se démène pour créer des projets qui peuvent attirer des gens et des entreprises en région. Mais on dirait que Québec se croit plus intelligent que nous et c'est toujours eux qui prennent les décisions à notre place.

Rosaire Ouellet, maire de Sainte-Anne-de-la-Pocatière

À cet effet, le maire rappelle que l'Union des producteurs agricoles (UPA) avait donné son aval au projet présenté par La Pocatière et Sainte-Anne. Si l'UPA n'avait pas donné son accord, j'aurais dit que Québec a peut-être raison. Mais quand c'est eux qui appuient le projet, il me semble que c'est un bon indicateur que notre idée a de l'allure!, laisse tomber le maire de Sainte-Anne.

La carte des terrains concernés pour le projet de parc bioalimentaire.

La Pocatière s'est vue refuser l'édification du parc bioalimentaire par la CPTAQ pour la parcelle B (en rouge).

Photo : MRC de Kamouraska

Réaction du maire Hudon

De son côté, Sylvain Hudon, maire de La Pocatière, réitère sa déception. On est contents pour Sainte-Anne, c'est sûr. Mais c'est pas ce qui était prévu, admet-il.

Il ajoute que La Pocatière n'a pas l'intention, pour le moment, de réitérer sa demande auprès de la CPTAQ. Non, on va plutôt vendre notre ville, vendre notre agriculture. Pour le moment, on accepte la décision de la Commission, conclut Sylvain Hudon.

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