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Les médias sociaux pour promouvoir la langue française

Info-réveil

Avec Éric Gagnon

En semaine de 6 h à 9 h

Les médias sociaux pour promouvoir la langue française

Rattrapage du lundi 30 décembre 2019
Benoît Dumais sourit à la caméra en tenant deux affiches sur lesquelles on peut y voir deux de ses «memes».

L'enseignant de français du Cégep de Rivière-du-Loup, Benoît Dumais, présente deux de ses «memes».

Photo : Service des communications du Cégep de Rivière-du-Loup

Benoît Dumais s'est donné la mission de sensibiliser la population à la qualité de la langue française. Après avoir créé des affiches humoristiques qui ont été utilisées ailleurs au Canada ainsi que dans les bureaux du ministère de l'Éducation du Québec, l'enseignant de français du Cégep de Rivière-du-Loup a décidé de promouvoir la langue de Molière là où les jeunes sont: sur les médias sociaux, avec des « mèmes ».

Un reportage de Jérôme Lévesque-Boucher

J'ai lu récemment, dans un reportage d'un magazine, qu'il ne faut pas sous-estimer le pouvoir des mèmes, souligne l'enseignant lorsqu'on lui demande d'expliquer sa démarche. Certains partis politiques utilisent ces encarts à saveur humoristique pour convaincre un électorat. Je me suis donc dit que c'est une bonne initiative, ajoute Benoît Dumais.

Tout comme ce fut le cas pour ses affiches, Benoît Dumais garde un sourire en coin pour promouvoir une qualité de français louable. L'idée n'est pas de faire la leçon ou de faire la morale. Je pense qu'avec l'humour, on peut susciter l'intérêt et la curiosité de bien des gens. Ça fonctionne!, dit-il.

Un des «memes» créés par Benoît Dumais sur lequel on voit que le mot «félicitations» prend toujours un s.

Un des «memes» créés par Benoît Dumais.

Photo : Benoît Dumais

Aussi destiné aux parents et aux adultes

L'enseignant s'empresse de préciser que ces « mèmes » sont aussi destinés aux parents. Eux aussi, font des fautes. J'ai des étudiants qui les ont montré à leurs parents. Comme ça se partage bien sur les médias sociaux et que le message transmis est positif, les parents apprécient beaucoup ce travail, explique M. Dumais.

Par ailleurs, l'enseignant tient à déconstruire le mythe qui dit que la langue française s'est détériorée au cours des dernières années.

Je pense que c'est erroné de croire ça. Mes meilleurs étudiants sont plus forts que les meilleurs étudiants à qui j'enseignais il y a quelques années.

Benoît Dumais, enseignant de français du Cégep de Rivière-du-Loup

Oui, j'ai encore des copies de travaux qui ont de 20 à 30 fautes. Mais j'en avais aussi il y a quelques années. Ça n'a pas vraiment changé, renchérit M. Dumais.

Toujours selon l'enseignant, les jeunes sont capables de faire la part des choses. Plusieurs personnes croient qu'avec les textos, les jeunes parlent et écrivent moins bien. Toutefois, ils sont intelligents. Ils font la part des choses. Ils savent très bien qu'on écrit pas de la même façon lors d'une dissertation que lorsqu'ils écrivent à leur ami pour la fête de la fin de semaine, conclut-il.

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