Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Éric Gagnon
Audio fil du mercredi 9 octobre 2019

« Les gens ne doivent pas s'inquiéter pour les cabourons », affirme le préfet de la MRC de Kamouraska

Publié le

La Pocatière, vue des airs.
La Pocatière, vue des airs. Au loin, la Montagne du Collège, un des cabourons de la MRC de Kamouraska.   Photo : Facebook / Ville de La Pocatière

Les citoyens du Kamouraska n'ont pas à s'inquiéter pour l'avenir des cabourons. C'est ce qu'affirme le préfet de la MRC, Yvon Soucy, qui souligne que la réglementation en place a fait ses preuves.

Un reportage de Jérôme Lévesque-Boucher

Depuis quelques jours, l'avenir des cabourons fait couler beaucoup d'encre au Kamouraska. Une de ces montagnes qui se dégage de la plaine, probablement en raison de l'érosion glaciaire, a été morcelée pour laisser place aux futurs occupants du Parc industriel Charles-Eugène-Bouchard.

Une dizaine de citoyens se sont rendus, lundi dernier, à la séance du conseil municipal de La Pocatière pour demander aux élus de la Ville de veiller à l'intégrité des cabourons. Il s'agissait de citoyens de tous âges et de tous horizons qui se disaient préoccupés par la possible disparition des montagnes, des emblèmes du paysage de la région.

Le préfet Yvon Soucy se veut rassurant. Il rappelle que le Règlement de contrôle intérimaire (RCI) de la MRC empêche l'exploitation des cabourons à des fins commerciales.

Depuis 10 ans, notre règlement a fait ses preuves. Le cas du Parc industriel de La Pocatière est exceptionnel. Il faut comprendre que le terrain a été dézoné par la Commission de protection du territoire agricole pour assurer le développement du Parc industriel. Mais avoir la permission de la CPTAQ pour ça, c'est très complexe.

Yvon Soucy, préfet de la MRC de Kamouraska

Du même souffle, le préfet rappelle que la grande majorité des cabourons sont actuellement en territoire agricole. De plus, comme notre règlement empêche l'exploitation des cabourons à des fins commerciales, personne n'a vraiment d'avantage à les morceler pour vendre la pierre. Il n'y a pas vraiment de bénéfices, précise-t-il.

Le préfet de la MRC du Kamouraska Yvon Soucy
Le préfet de la MRC du Kamouraska, Yvon Soucy. Photo : Radio-Canada/ICI Radio-Canada

« Les municipalités peuvent réglementer davantage »

Yvon Soucy rappelle également que le RCI n'est pas une fin en soi. Si les Municipalités sentent le besoin de réglementer davantage pour protéger leurs cabourons, elles peuvent le faire, précise-t-il.

Le préfet se montre également ouvert à moderniser le Règlement de contrôle intérimaire. Je ne suis fermé à rien. D'ailleurs, notre RCI reconnaissait l'aspect emblématique des cabourons pour le territoire de la MRC. Là-dessus, on rejoint les citoyens qui sont inquiets, conclut M. Soucy.

Il souligne par ailleurs que les citoyens toujours préoccupés par l'avenir des cabourons sont les bienvenus à la séance du conseil de la MRC de Kamouraska pour poser des questions, qui a lieu mercredi soir.

Chargement en cours