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Éric Gagnon
Audio fil du lundi 23 septembre 2019

Un pas de plus vers l'abolition des horaires de faction pour les ambulanciers

Publié le

Une ambulance de la CPT stationnée devant la caserne.
Selon la CPT, les horaires de faction provoquent des délais additionnels allant de 7 à 12 minutes pour répondre aux appels d'urgence.   Photo : Radio-Canada / Jérôme Lévesque-Boucher

La présidente-directrice générale du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent, Isabelle Malo, est d'avis qu'une réflexion au sujet des horaires des ambulanciers doit se faire à l'échelle nationale. Depuis des mois, les ambulanciers des Basques et du Témiscouata demandent à ce que Québec mette un terme aux horaires de faction.

Un reportage de Jérôme Lévesque-Boucher

Lors de la plus récente séance du CISSS du Bas-Saint-Laurent, Mme Malo a affirmé qu'il serait de bon ton de réfléchir aux critères qui entourent le type d'horaire imposé aux ambulanciers.

Nous [le CISSS], on a refait nos devoirs et on a déposé nos analyses au ministère de la Santé et des Services sociaux pour les horaires de faction qui ne sont pas encore convertis dans le Bas-Saint-Laurent. Il appartient maintenant au gouvernement de trancher, précise Mme Malo.

J'ai entendu les commentaires du député Denis Tardif et de la ministre de la Santé, Danielle McCann. Je pense qu'il y a une réflexion à faire à l'échelle nationale [...] pour voir si les critères sont justes, s'ils tiennent compte de tous les facteurs. Bien évidemment, on sera là comme CISSS pour appuyer les réflexions du gouvernement, le cas échéant.

Isabelle Malo, PDG du CISSS du Bas-Saint-Laurent

Qu'est-ce qu'un horaire de faction?

Les ambulanciers qui travaillent selon un horaire de faction (aussi appelés horaires sur appel) doivent être disponibles à leur domicile 24 heures sur 24, pendant 7 jours consécutifs, pour se rendre au travail en cas d'urgence.

La Coopérative des Paramédics du Témiscouata estime que ce type d'horaire peut occasionner des retards d'entre 7 et 12 minutes sur les appels d'urgence, puisque les ambulanciers doivent d'abord se rendre à la caserne pour récupérer le véhicule d'urgence. D'autre part, comme ils considèrent que la conciliation travail-famille est périlleuse avec ce type d'horaire, les ambulanciers soutiennent qu'il est difficile de recruter de nouvelles ressources.

Isabelle Malo devant des écrans d'ordinateur.
Isabelle Malo, présidente-directrice générale du CISSS Bas-Saint-Laurent Photo : Radio-Canada

Cette réflexion est bien entendu partagée par les ambulanciers eux-mêmes. Parmi eux, l'ambulancier de Cambi dans les Basques, Guillaume D'Astous, y voit un pas dans la bonne direction.

C'est très positif. C'est un changement de position parce que l'an dernier, lorsqu'on a commencé les négociations pour l'abolition des horaires de faction, on sentait que le CISSS était réticent. Au cours de l'hiver dernier, il y a comme eu un changement de position. Un projet a été présenté au CISSS et il était d'accord. Évidemment, c'est entre les mains du gouvernement, explique l'ambulancier.

Du même souffle, M. D'Astous est d'avis que les décideurs comme le député de Rivière-du-Loup-Témiscouata, Denis Tardif, se montrent plus sensibles aux préoccupations des ambulanciers depuis un moment.

La ministre de la Santé, Danielle McCann
La ministre de la Santé, Danielle McCann Photo : Radio-Canada

Je pense que M. Tardif est bien intentionné. Par contre, on sent qu'il y a peut-être encore une petite réticence au niveau du ministère.

Guillaume D'Astous, ambulancier chez Cambi dans les Basques

Lors du caucus présessionnel de la Coalition avenir Québec qui a eu lieu à Rivière-du-Loup, la ministre de la Santé, Danielle McCann, a affirmé que les analyses sur le sujet se poursuivent. Une position réitérée par le cabinet de la ministre, la semaine dernière.

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