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Éric Gagnon
Audio fil du mardi 20 août 2019

Des adeptes de VR plaident pour plus de souplesse des municipalités

Publié le

Un véhicule récréatif
Un véhicule récréatif   Photo : Getty Images

Connaissez-vous le boondocking? Il s'agit d'un terme de plus en plus utilisé pour décrire les touristes libres, soit ceux qui circulent librement en véhicule récratif autonome. Si cette façon de voyager gagne en popularité, certains adeptes sont préoccupés par l'accueil qui leur est réservé dans certaines municipalités, notamment dans l'Est-du-Québec.

Un reportage de Jérôme Lévesque-Boucher

Johanne Boudreault, présidente du groupe En VR pour pas cher, comprend les raisons qui poussent les municipalités à interdire le tourisme libre sur leur territoire. En revanche, elle croit qu'il vaudrait mieux adapter les réglementations plutôt que d'y aller d'interdits.

Je sais que certains laissent des déchets derrière eux ou brisent certains lieux, mais il s'agit d'une minorité et l'ensemble des boondockers paient pour eux. [...] Je crois qu'avec des réglementations bien adaptées, on pourrait avoir une belle cohésion et une belle cohabitation entre les résidents des municipalités touristiques et les nomades, comme certains aiment nous nommer.

Johanne Boudreault, présidente du groupe En VR pour pas cher

Mme Boudreault propose elle-même des solutions. Il pourrait y avoir des lieux où on peut se stationner 24h, par exemple, dans les municipalités. Il pourrait aussi y avoir des indications sur les sites de gestion de déchets afin d'éviter que des boondockers se laissent traîner, affirme-t-elle.

Des véhicules motorisés dans un stationnement.
Des véhicules motorisés occupent les installations temporaires d'un camping au centre-ville de Rimouski.    Photo : courtoisie: Fédération québécoise de camping et caravaning du Bas-Saint-Laurent

Pourquoi pas les terrains de camping?

Certains élus de municipalités qui interdisent ou qui réglementent fortement le tourisme libre expliquent que les terrains de camping sont plus appropriés pour accueillir les véhicules récréatifs. Un argumentaire que Mme Boudreault ne partage pas.

Certains terrains de camping nous forcent à payer la totalité du tarif afin qu'on paie pour les services. Or, les VR que nous avons sont déjà autonomes, notamment avec des panneaux solaires. Qui plus est, il y en a plusieurs qui nous demandent de rester au moins deux nuits. C'est pas vraiment ce que j'appelle du tourisme libre, plaide-t-elle.

Une explication partagée par l'administrateur du groupe Québec vanning, Gerry Lauzon. Le tourisme libre est de plus en plus populaire. Je pense que les municipalités ont tout à gagner à aménager des lieux pour accueillir les nomades plutôt que d'interdire leur présence. Sans quoi, ils vont simplement aller ailleurs, explique-t-il.

Des retombées

M. Lauzon ajoute que la présence de touristes libres est, selon son estimation, payante pour les municipalités touristiques. Le camping d'une municipalité, c'est un seul commerce, une seule entreprise, mais les touristes libres vont davantage circuler et consommer, ajoute l'adepte.

Les deux passionnés de tourisme libre espèrent que les élus feront preuve de plus de souplesse dans leurs réglementations à venir. On pense qu'avec des réglementations claires et de bonnes balises, tout le monde va pouvoir cohabiter dans les municipalités touristiques, y compris en haute saison, conclut M. Lauzon.

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