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Éric Gagnon
Audio fil du vendredi 9 août 2019

À moto pour combattre le syndrome de stress post-traumatique

Publié le

Un motocycliste qui participe au Rolling Barrage. Sa moto porte les couleurs de l'événement.
Des motocyclistes font le trajet entre Halifax et Vancouver pour amasser de l'argent destiné aux groupes qui combattent le syndrome de stress post-traumatique.   Photo : Facebook / The Rolling Barrage

Certains citoyens du KRTB seront peut-être témoins d'une impressionnante randonnée de motocyclistes au cours de la journée de vendredi. Il s'agira du Rolling Barrage. Les participants arpenteront les routes canadiennes, d'un océan à l'autre, pour une bonne cause.

Un reportage de Jérôme Lévesque-Boucher

Cette randonnée a pour but d'amasser de l'argent au profit des organismes qui combattent le syndrome de stress post-traumatique, qu'il s'agisse de membres des Forces armées canadiennes ou encore de premiers répondants tels que des pompiers, des policiers ou des ambulanciers.

Les motards seront de passage à la station Shell de Saint-Alexandre-de-Kamouraska, à 15h, vendredi. Les motocyclistes de toute la région sont conviés à participer au Rolling Barrage pour une portion de la randonnée qui les mènera à Montmagny, en soirée, où ils seront accueillis.

Ça coûte 30 $ pour participer à cette portion et rendus à Montmagny, il y aura un barbecue, de la musique et la conférence de Dre Marie-Hélène Saint-Hilaire qui parlera du syndrome en détail, question que tous les gens présents comprennent c'est quoi, affirme Jacques Boucher, co-organisateur de la portion québécoise du Rolling Barrage.

Des motocyclistes du Rolling Barrage lors d'une pause en Nouvelle-Écosse.
L'argent amassé n'ira pas seulement aux vétérans et aux membres actifs des Forces armées canadiennes, mais aussi aux premiers répondants canadiens atteints du syndrome de stress post-traumatiques, soit les policiers, les pompiers et les ambulanciers. Photo : Facebook/The Rolling Barrage

Un syndrome mieux compris par la population

Selon Jacques Boucher, la population comprend mieux ce qu'est le syndrome de stress post-traumatique, depuis quelques années. Comme les médias en ont parlé davantage, ils savent que les membres des Forces, qu'ils soient actifs ou vétérans, sont nombreux à vivre avec ça, explique-t-il.

Toutefois, il remarque que le syndrome est moins associé aux premiers répondants. Pourtant, eux aussi vivent et voient des choses horribles. On n'a qu'à penser à l'agent Patrick Bigras, de la Sûreté du Québec, qui s'est malheureusement enlevé la vie après avoir vu une scène de crime très médiatisée et très traumatisante, précise-t-il.

Chaque individu vit ses stress à sa façon. Bien sûr, il y a des recours pour avoir de l'aide. Mais si on ne comprend pas ce qu'on vit et qu'il y a en plus une stigmatisation du syndrome, on n'est pas portés à aller chercher de l'aide. Et là, on s'encabane...on est pris dans notre petit monde et on reste là.

Jacques Boucher, co-organisateur de la portion québécoise du Rolling Barrage

C'est pourquoi Jacques Boucher précise que la randonnée n'a pas l'unique objectif que d'amasser de l'argent. On veut aussi faire une démonstration de force, une démonstration d'unité, pour combattre la stigmatisation du syndrome, ajoute-t-il.

Si les motocyclistes sont conviés à se joindre à la randonnée pour la cause, Jacques Boucher rappelle également qu'il est possible de contribuer à l'événement d'une autre façon. Ce n'est pas tout le monde qui est adepte de moto. Les gens peuvent aussi donner sur notre site web, conclut le coresponsable.

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