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L'état de la Maison Bourgelas-Pelletier préoccupe des Pocatois

Info-réveil

Avec Éric Gagnon

En semaine de 6 h à 9 h

L'état de la Maison Bourgelas-Pelletier préoccupe des Pocatois

Audio fil du mercredi 26 juin 2019
La Maison Bourgelas-Pelletier est immense. Elle renferme huit chambres. Elle est blanche et a des moulures rouges. Le toit, aussi rouge à l'origine, est décrépit.

La Maison Bourgelas-Pelletier, aussi connue sous le nom de Maison Richard, est située sur la route 132 à La Pocatière.

Photo : Gilles Couture

À vendre depuis plus de deux ans, la Maison Bourgelas-Pelletier, aussi connue sous le nom de Maison Richard, a connu des jours meilleurs. Son état préoccupe des citoyens de La Pocatière qui ont interpellé les élus lors de la plus récente séance du conseil municipal.

Un reportage de Jérôme Lévesque-Boucher

La Maison Bourgelas-Pelletier est située sur la route 132. Actuellement propriété de la communauté des Témoins de Jéhovah, elle a une forte valeur patrimoniale selon des citoyens.

Elle aurait été reconstruite en 1760, tout de suite après ce qu'on appelle l'année des Anglais, en 1759, qui fut marquée par la bataille des Plaines d'Abraham, explique Johanne Voyer, citoyenne pocatoise.

C'est marquant parce que la Côte-du-Sud avait été rasée. On a la chaîne des titres de propriété qui a été établie par Pierrette Maurais, des Archives de la Côte-du-Sud, qui témoigne de la véracité de cette date.

Johanne Voyer, citoyenne pocatoise

Toujours selon Mme Voyer, ce bâtiment a un caractère unique. C'est la seule maison connue, du régime français [sur la Côte-du-Sud], avec la Maison Lebel-Langlais de Kamouraska, ajoute-t-elle.

Le maire de La Pocatière, Sylvain Hudon, en entrevue avec Radio-Canada.

La maire de La Pocatière, Sylvain Hudon.

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Un projet embryonnaire pour la sauvegarde du bâtiment

Johanne Voyer et un autre citoyen pocatois, Rudy Bélanger, ont un projet en tête pour revalorisation la Maison Bourgelas-Pelletier. C'est embryonnaire pour l'instant, mais on parle d'un projet touristique pour redonner vie à cet important pan de l'histoire de la région, dit M. Bélanger. Le projet est un prétexte pour la sauvegarde.

Interrogés sur le sujet, les élus pocatois n'ont fait aucune promesse lors de la séance du conseil municipal. C'est une résidence privée, il faut le rappeler. Donc il nous faudra étudier le dossier, a expliqué le conseiller Steve Leclerc aux citoyens.

Même son de cloche de la part du maire, Sylvain Hudon, qui rappelle du même souffle qu'une inspection du bâtiment est toujours possible.

On ne promet rien, mais les gens viennent de nous dire qu'il y a des trous dans la toiture et que des ratons laveurs y ont élu domicile. La seule chose que je peux dire, c'est que notre inspecteur municipal a le droit d'aller vérifier.

Sylvain Hudon, maire de La Pocatière

Cela dit, le maire Hudon admet qu'il se dit heureux de constater que des citoyens tiennent au bâtiment patrimonial. Ce que j'ai apprécié, c'est qu'ils ont des idées. Ils ne veulent pas nécessairement qu'on l'achète. C'est sûr qu'on ne peut pas racheter tous les bâtiments, affirme le maire.

Un projet avorté

Par ailleurs, Sylvain Hudon rappelle que la Maison Bourgelas-Pelletier avait fait l'objet d'une résolution, en 2011, qui visait à citer le bâtiment comme monument historique. Il faisait partie d'une liste de huit bâtiments à conserver.

Le projet a avorté parce que les propriétaires n'y voyaient pas d'avantages. [...] Il faut dire que ça ne venait pas avec un programme pour aider les gens, financièrement, à faire des rénovations. Les propriétaires ne voulaient pas être menottés par une réglementation. La plupart des gens ont quand même rénové leur bâtiment et ils l'ont très bien fait. Ça a quand même abouti à un comité de surveillance pour le patrimoine.

Sylvain Hudon, maire de La Pocatière

Une chose est certaine: les citoyens présents pour la Maison Bourgelas-Pelletier, lors de la séance du conseil, n'ont pas l'intention de laisser le bâtiment dépérir davantage.

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