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Éric Gagnon
Audio fil du vendredi 11 janvier 2019

Registre québécois des armes à feu: encore beaucoup d'immatriculations à faire

Publié le

Des armes à feu
Les propriétaires d'armes à feu ont jusqu'au 29 janvier 2019 pour se soumettre à la loi québécoise et procéder à l'enregistrement.   Photo : iStock

À moins de trois semaines de la fin de la période de prise d'inventaire, le ministère de la Sécurité publique affirme qu'un peu plus de 308 000 armes ont été enregistrées au service d'immatriculation des armes à feu (SIAF) afin de se conformer à la nouvelle loi qui entrera en vigueur le 29 janvier 2019.

Un reportage de Jérôme Lévesque-Boucher

Selon Clément Robitaille, directeur de la prévention et de la lutte contre la criminalité au ministère de la sécurité publique et gestionnaire responsable du SIAF, la grande majorité des armes resteraient à immatriculer. Dans le défunt registre canadien des armes d'épaule, il y avait environ 1,6 million d'armes à feu [au Québec]. Ça équivaut donc à 19 ou 20% des armes [qui sont immatriculées], précise M. Robitaille.

C'est une estimation basée sur le nombre d'armes qui étaient enregistrées au [défunt] registre national des armes à feu. Il peut y avoir plus comme il peut y en avoir moins. C'est pourquoi il est important que tout le monde se conforme à la loi rapidement.

Clément Robitaille, gestionnaire responsable du SIAF

Le 30 janvier, les contrevenants s'exposent à des amendes salées. On parle d'amendes se situant entre 500$ et 5000$. Ces sommes peuvent être doublées en cas de récidive. Il est aussi important de rappeler que ces amendes sont applicables pour chaque arme, insiste Clément Robitaille.

Une question de sécurité

Pour les agents de la paix, ce registre québécois des armes à feu est essentiel. Je vous donne l'exemple d'une personne barricadée. Les agents doivent savoir si la personne a une ou des armes. Et si oui, lesquelles, dit le gestionnaire responsable du SIAF.

Lorsque nous avions accès au registre national des armes à feu, les policiers québécois consultaient le registre, en moyenne, 900 fois par jour. C'est majeur [...] et c'est un outil qu'on veut redonner aux agents.

Clément Robitaille, gestionnaire responsable du SIAF
La ministre Proulx lors de son assermentation
La ministre déléguée au Développement économique régional et députée de Côte-du-Sud, Marie-Ève Proulx (Archives)   Photo : Courtoisie Marie-Ève Proulx

Des plaintes reçues

M. Robitaille admet que des citoyens en désaccord avec la nouvelle loi ont transmis des plaintes au ministère de la Sécurité publique.

On a cette responsabilité de traiter les plaintes et, oui, on tient l'inventaire de ces plaintes. On l'observe et on regarde ce qu'on peut faire pour améliorer le système, améliorer le service à la clientèle. Mais notre mission est d'immatriculer les armes en fonction des paramètres fixés par la loi.

Clément Robitaille, gestionnaire responsable du SIAF

Le président de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs, Marc Renaud, rappelle que tout chasseur doit déjà se procurer un permis de possession et d'acquisition émis par la Gendarmerie royale du Canada. Selon lui, les chasseurs ne voient pas la pertinence d'avoir deux registres. Les chasseurs se sentent hors-la-loi, se sentent criminels. Ils se disent : “On fait déjà tout ce qu'il faut pour être légal!”, affirme-t-il.

L'objectif, je le rappelle, c'est pour empêcher des crimes malheureux comme il y a déjà eu. Donc prenons cet argent, et investissons-le dans la santé mentale et l'éducation.

Marc Renaud, président de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs

Marc Renaud souligne que la Fédération travaille en ce sens auprès d'organismes de prévention de la violence conjugale, et multiplie les campagnes pour sensibiliser les chasseurs au bon entreposage des armes à feu.

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