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Éric Gagnon
Audio fil du mercredi 9 janvier 2019

Le marché chinois pour les entreprises bas-laurentiennes?

Publié le

Des voitures circulent sur une autoroute qui passe entre des gratte-ciels.
Une autoroute à Shanghai, en Chine.   Photo : AFP / Peter Parks

Les tarifs qu'imposent maintenant nos voisins du sud sur leurs importations peuvent contribuer à ce que les entreprises d'ici se tournent vers de nouveaux marchés. Selon Carole Doussin, commissaire à l'exportation pour Innov&Export PME, le marché chinois commence sérieusement à intéresser les entreprises bas-laurentiennes.

Un reportage de Jérôme Lévesque-Boucher

À ce titre, Mme Doussin sera l'une des intervenantes pour deux conférences sur les opportunités qu'offre la Chine et qui auront lieu prochainement dans le KRTB. Si elle souligne que le marché chinois se chiffre en plusieurs centaines de millions de clients potentiels, elle insiste pour dire que les entreprises bas-laurentiennes doivent d'abord bien s'informer sur la culture du pays de l'Orient.

En Chine, les gens prennent beaucoup plus leur temps qu'ici et ils réfléchissent beaucoup plus. Les choses sont plus officielles, aussi, notamment avec des partenariats écrits et des contrats d'affaires. Ce n'est pas forcément le cas quand on travaille avec des Américains, par exemple.

Carole Doussin, commissaire à l'exportation pour Innov&Export PME

Mme Doussin affirme sans hésiter que les entreprises bas-laurentiennes qui s'intéressent maintenant au marché chinois sont de plus en plus nombreuses. Notamment avec tout ce qui est norme et qualité et savoir-faire. Le Canada bénéficie d'une très bonne image en Chine et il y a un engouement pour nos produits, souligne-t-elle.

Un seau est attaché à un érable entaillé.
L'eau d'érable a peu ou presque pas coulé en raison des températures froides des dernières semaines. Photo : Radio-Canada/Jean-Pierre Perouma

Séparer la politique des affaires

Si il est possible de croire que les récents débats politiques entre la Chine et le Canada pourraient contribuer à un effritement des relations, notamment en lien avec l'affaire Huawei, Carole Doussin est d'avis que cela ne représente pas un frein au développement des affaires.

Les gens d'affaires font la part des choses. C'est surtout une affaire (Huawei) politique. Ça peut peut-être pénaliser de grands groupes internationaux comme des multinationales. Mais pour la petite entreprise du Bas-Saint-Laurent, je ne pense pas que ce soit le genre d'affaire qui puisse avoir un impact sur un développement en Chine.

Carole Doussin, commissaire à l'exportation pour Innov&Export PME

Des produits à forte valeur ajoutée

S'il est possible de croire que le marché chinois est surtout ouvert à l'importation de produits qui restent à transformer comme des métaux, la commissaire à l'exportation soutient plutôt que ce sont les produits à forte valeur ajoutée qui sont recherchés. Des produits de niche, pour ainsi dire, affirme-t-elle.

À ce titre, les produits agroalimentaires sont les plus appréciés. Les Chinois éduquent leurs papilles à de nouveaux goûts. Ils sont très attirés par les produits sucrés, notamment les produits de l'érable. [...] Vous comprendrez donc pourquoi on fait cette conférence au Témiscouata!, ajoute Mme Doussin.

La prochaine conférence sur les opportunités d'affaires en Chine, organisée par la Chambre de commerce du Témiscouata, aura lieu le 15 janvier à Cabano. Une autre conférence similaire aura lieu à Rivière-du-Loup en février.

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