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Info-réveil

Avec Éric Gagnon

En semaine de 6 h à 9 h

Bilan de la seconde mission océanographique hivernale Odyssée Saint-Laurent

Audio fil du mercredi 20 février 2019
Le navire vu de haut dans les glaces du Saint-Laurent.

Le brise-glace Amundsen de la Garde côtière canadienne.

Photo : Elie Dumas-Lefebvre

La deuxième mission océanographique hivernale Odyssée Saint-Laurent vient de se terminer. Menée par le Réseau Québec Maritime, cette recherche se tenait à bord du brise-glace Amundsen de la Garde côtière canadienne. L'heure est maintenant au bilan de ces deux semaines d'exploration.

Guillaume St-Onge est directeur du Réseau Québec maritime et directeur scientifique du programme de recherche Odyssée Saint-Laurent. Il est également professeur et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en géologie marine de l'Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER) de l’UQAR.

Il explique que cette mission est d’abord un projet collaboratif réunissant la Garde côtière, Amundsen Science et sept institutions universitaires : l’Université du Québec à Rimouski, l’Université de Sherbrooke, l’Université Laval, l’Université McGill, l’Université de Montréal, l’Institut Maurice-Lamontagne et l’Institut des sciences de la mer de Rimouski.

C’est vraiment une recherche qui est fantastique. Imaginez des scientifiques qui partent deux semaines en mer avec la Garde côtière!

Guillaume St-Onge

Cette recherche a ainsi permis à 28 scientifiques et techniciens, dont 14 étudiants, de naviguer sur les eaux du Saint-Laurent dans des conditions hivernales.

On a visité au moins dix stations et tout ça pendant que les opérations de déglaçage et d’escorte continuaient de se dérouler, raconte-t-il.

Une scientifique sur le pont du navire.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La recherche menée par le Réseau Québec Maritime se tenait à bord du brise-glace Amundsen de la Garde côtière canadienne.

Photo : Marie-Pier St-Onge

Des recherches précises

Le Réseau Québec Maritime en est à sa deuxième mission océanographique hivernale. Guillaume St-Onge soutient que l’idée est de retourner aux mêmes endroits et tenter de faire des suivis dans les prochaines années.

Le Saint-Laurent, l’hiver, c’est un peu un trou en terme de connaissances. Il y avait un manque flagrant de connaissances

Guillaume St-Onge

Le scientifique explique que 13 projets sont menés cette année en lien avec le fleuve en hiver.

On se rend compte qu’il y a du zooplancton l’hiver malgré la glace, le froid et les conditions difficiles. On parle du flétan de l'atlantique ; un projet qui essaie de comprendre s’il y a des larves l’hiver. On a un projet, également, sur la glace de mer, sa formation, son empilement sur les côtes . On a un projet sur les contaminants émergents dans le St-Laurent, spécialement sur les pesticides. Évidemment, aussi, tout ce qui touche les sédiments, donc la banquise, la glace, comment elles transportent les sédiments et quel est leur impact sur l’érosion côtière ou le bilan sédimentaire, énumère-t-il.

L’Amundsen, un laboratoire flotant

Le brise-glace Amundsen, navire sur lequel l’équipe effectuait les recherches, possède plusieurs équipements technologiques.

Guillaume St-Onge explique qu’à l’origine, ce bateau est utilisé l’été dans l’Arctique.

L’originalité, c’était de l’utiliser l’hiver, dans notre Saint-Laurent

Guillaume St-Onge

Il a tout pour faire de la recherche, échantillonner l’eau, sonder les fonds marins. Évidemment, des laboratoires pour permettre des expériences directement à l’intérieur du navire, soutient-il.

Guillaume St-Onge affirme aussi que des fonds sont dédiés spécifiquement à ce projet. Le Réseau Québec Maritime devrait ainsi poursuivre ses recherches l’hiver prochain.

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