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Quels sont les droits des personnes conçues par don de gamètes?

Info-réveil

Avec Éric Gagnon

En semaine de 6 h à 9 h

Quels sont les droits des personnes conçues par don de gamètes?

Audio fil du lundi 4 février 2019
Foetus humain

Photo : IStock

Andrée-Anne Letendre est née d'un don de gamètes. Après avoir entendu l'entrevue réalisée avec Céline Braun à Info-Réveil le 29 janvier, elle soutient que la réalité des personnes conçues d'un don de gamètes n'est souvent pas présentée au grand public.

Selon Andrée-Anne Letendre, les personnes conçues grâce à un don de gamètes n’ont pas d’association qui les représente.

On entend beaucoup parler du point de vue des personnes infertiles ou des parents d’intention, que ce soit les couples homoparentaux ou des choses comme ça. Donc nous, on est souvent mis de côté et notre point de vue n’est pas vraiment connu, soutient-elle.

Les droits des enfants

Andrée-Anne Letendre explique aussi qu’aux yeux de la loi, actuellement, il n’y a presque rien qui concerne les enfants nés de procréation assistée.

Dans les faits, il n’y a pas grand-chose qui est fait pour assurer notre bien-être et nos droits. On n’a pas de droits officiels pour connaître nos origines. On n’a pas accès à nos dossiers médicaux. On n’a pas accès non plus aux noms ou à quoi que ce soit d’autre par rapport à nos origines biologiques. C’est parfois un peu angoissant, notamment quand on veut savoir si on a des antécédents médicaux importants à savoir.

La résidente de Sainte-Françoise ajoute que, comme le nombre d’enfants qui naît d’un donneur est illimité, cela lui crée aussi une certaine angoisse.

Je ne sais pas, moi, si j’ai 500 frères et soeurs qui se baladent dans la nature! Chaque fois que je crée une nouvelle relation, [je me demande] : est-ce que cette personne-là est peut-être [de] parentée avec moi? C’est quelque chose qu’on n’a pas le droit de savoir, affirme-t-elle.

La fin de l’anonymat des donneurs?

Si Andrée-Anne parle de sa situation, c’est qu’elle souhaite la fin de l’anonymat des donneurs de sperme et d’ovules.

Sa raison principale est que, tout comme les personnes adoptées ont maintenant un peu plus accès à des informations sur leurs origines, les personnes nées de dons de gamètes devraient avoir accès aux informations.

On n’est pas juste un produit.

Andrée-Anne Letendre

C’est quelque chose de très viscéral. On dit qu’à peu près de tout temps, on a voulu savoir d’où on venait puis, nous, c’est quelque chose qu’on a besoin de savoir aussi, de savoir d’où on vient, ne serait-ce que pour continuer à aller de l’avant dans nos vies, soutient-elle.

Les solutions pour contrer l’anonymat

Bien que l’anonymat des donneurs soit toujours en vigueur, Andrée-Anne Letendre soutient qu’il est possible d’effectuer des tests d’ADN grâce à des sites de banque de données privées.

Pour une centaine de dollars, il est possible d’envoyer un échantillon d’ADN pour analyse.

On est capable, avec une petite recherche généalogique, de retrouver - si ce n’est pas le donneur lui-même - des frères et soeurs, explique-t-elle.

Andrée-Anne Letendre conclut que grâce à ces tests d’ADN récréatifs, il est possible de constater que des personnes issues des mêmes donneurs sont plus nombreuses que ce que des cliniques affirment.

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