Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Alain Gravel
Audio fil du mercredi 12 décembre 2018

Transporter l'esprit de l'Institut des sourdes-muettes

Publié le

Une dame aux lunettes rectangulaires est vêtue d'un haut léopard, au centre, une femme plus jeune sourit à pleines dents, et à droite, un homme, peigné sur le côté.
Jeanne-Mance Éthier, ancienne étudiante à l'Institut des sourdes-muettes, Mélanie Bédard, responsable du comité héritage à l'Institut Raymond-Dewar, et Stéphane Bérubé, coordonnateur responsable des services à l'Institut Raymond-Dewar   Photo : Radio-Canada / Hugo Lavoie

L'Institut des sourdes-muettes, fondé au milieu du 19e siècle et devenu par la suite l'Institut Raymond-Dewar, change d'adresse. Mais comment déménager l'âme de ce lieu, très important pour la communauté des sourds et malentendants de Montréal? Hugo Lavoie a rencontré Jeanne-Mance Éthier, arrivée en 1961 à l'Institut.

Avec émotion, Jeanne-Mance Éthier se souvient de la première fois qu’elle a foulé le sol de l’Institut du 3725, rue Saint-Denis, la première école pour sourdes et muettes de la ville. Elle était alors âgée de sept ans, et l'école était tenue par les Sœurs de la Providence : « C’était très grand, cela m’avait fait peur. [...] On était contentes de se voir et de communiquer. »

Elle explique que dans la chapelle, pour savoir si l’une des élèves jouait de l’orgue, elle devait toucher un banc et que c’est la vibration du bois qui le lui indiquait.

Les confessionnaux restent ici… pour l’instant

Jeanne-Mance Éthier espère que les nouveaux propriétaires des bâtiments de l’Institut garderont la chapelle où elle a passé de longues heures dans ses jeunes années.

Pour s’assurer que la mémoire du lieu ne se perde pas, les responsables du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal, auquel appartient l’Institut, a pris de nombreuses photos. « Tout ce qui est représentatif de l’histoire du lieu, on l’a pris en image », soutient Mélanie Bernard, responsable du comité Héritage de l’Institut Raymond-Dewar. Mais pour l’instant, les confessionnaux ne seront pas déménagés dans les nouveaux locaux, au 3800, rue Radisson et au 2222, avenue Laurier Est.

Chargement en cours