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Alain Gravel
Audio fil du mercredi 19 décembre 2018

Airbnb : pas que du noir ou du blanc

Publié le

Un aperçu de l'application Airbnb
Les aléas de l'hébergement collaboratif   Photo : Getty Images / John MacDougall

Est-ce qu'on aiderait Montréal en interdisant les services de location de logements à courte durée comme Airbnb? Pour Paul Arseneault, la réponse est non, car on priverait alors la ville d'une part importante de touristes à qui l'offre hôtelière ne correspond pas.

« Globalement, Airbnb n’est pas le diable incarné. Cette idée de prêter son appartement à des gens pour quelques jours ou quelques semaines est très bien, et c’est [une chose à laquelle] l’hôtellerie conventionnelle ne répond pas », constate le professeur de marketing à l’École des sciences de la gestion de l'Université du Québec à Montréal.

Mais tout n’est pas rose au pays d'Airbnb, une entreprise extrêmement opaque sur les données concernant ses revenus, sa clientèle et ses transactions. Paul Arseneault convient toutefois que le volume de transactions dans une ville comme Montréal peut causer du désagrément aux autres locataires d’un immeuble à appartements dont un ou des logements seraient affichés sur un site comme Airbnb.

« À partir du moment où on met une petite boîte cadenassée à l’extérieur de la maison avec des clés, c’est que visiblement, on en fait une activité commerciale », affirme le professeur. Mais le gouvernement du Québec serait en voie de resserrer l’étau sur les locateurs commerciaux.

« Comme tout nouveau phénomène, la législation tarde à s’adapter, mais c’est en train d’arriver », dit M. Arseneault.

Le ministère du Revenu du Québec est maintenant responsable de faire respecter la loi, et il est en droit d’inspecter et de sanctionner les fautifs.

Paul Arseneault indique que dans un immeuble à appartements, par exemple, les inspecteurs peuvent inspecter le logement de toute personne entrant dans l’immeuble. S’ils se rendent compte qu’il ne s’agit pas d’une location entre civils, ils sont alors en droit de donner un constat d’infraction.

« La législation est claire : pour une location commerciale, vous devez déclarer vos revenus et vous devez avoir une assurance. [...] Au niveau de la taxation, ça transforme votre logement en commerce et ça fait mal », résume Paul Arseneault.

Auparavant, c’était le ministère du Tourisme qui était chargé de faire respecter la loi sur l’hébergement, mais avec seulement six inspecteurs sur le territoire et peu de pouvoirs réels, sa lutte était vaine.

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