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Alain Gravel
Audio fil du mercredi 5 décembre 2018

Greffe d'utérus : le CHUM dans le sillon du Brésil

Publié le

Les médecins qui ont pratiqué la transplantation utérine à l'hôpital de Sao Paulo, Brésil, le 15 décembre 2017.
Sept mois après la naissance, le bébé - une petite fille - allait bien, pesait 7,2 kg et était toujours nourri au sein par sa maman, également en bonne santé, selon l'étude de l'Hôpital universitaire de São Paulo.   Photo : Reuters / Handout .

Le Brésil a réalisé la toute première greffe d'utérus, prélevé sur une donneuse décédée. C'est le magazine The Lancet qui faisait part de cette impressionnante avancée médicale hier. Plus près de nous, une première greffe du genre pourrait être réalisée prochainement au Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM).

« Il y a plusieurs équipes qui travaillent sur ce projet ambitieux et innovant, mais on n'en est encore qu’au stade de la réflexion, car il faudra prendre en considération des enjeux éthiques, médicaux et chirurgicaux », indique le Dr Jacques Kadoch, chef du service de médecine et biologie de la reproduction du CHUM.

L’opération implique son lot de manipulations délicates. Il faut retirer l’utérus avec tous ses petits vaisseaux sanguins pour permettre une greffe réussie, et ensuite, il faut rendre possible la procréation assistée chez la receveuse.

« On considère cette procédure médicale pour une patiente qui a ses ovaires, mais qui n’a pas l’utérus pour porter la grossesse, donc il va falloir forcément fabriquer cet embryon in vitro pour pouvoir le transférer dans l’utérus », explique le Dr Kadoch.

Des greffes d’utérus menant à des naissances avaient déjà été réalisées par le passé, mais toujours de donneuses vivantes. Une dizaine de ces opérations ont été réussies à partir de dons de femmes vivantes depuis 2013, mais jamais au Canada.

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