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Alain Gravel
Audio fil du mercredi 28 novembre 2018

Ubisoft a de grandes ambitions pour 2025

Publié le

Une vitre donnant sur la réception d'Ubisoft Montréal sur laquelle est dessiné le logo de la compagnie
Le logo d'Ubisoft à l'entrée de leurs bureaux montréalais   Photo : Radio-Canada / Jean-Pierre Gandin

Ubisoft entend multiplier par 10 son nombre de joueurs mensuel d'ici 2025, pour atteindre 200 millions de joueurs actifs par mois. La multinationale passe à la vitesse supérieure pour se mettre au diapason des transformations rapides de l'industrie du jeu vidéo tout en continuant de bénéficier d'un crédit d'impôt du gouvernement.

« L’industrie va bien, mais elle est en train de changer et nous devons nous adapter. Les gens achètent moins de jeux, mais jouent plus longtemps au même jeu. On passe donc d’une industrie de produits à une industrie de services », explique Yannis Mallat, président-directeur général des studios canadiens d’Ubisoft.

L’entreprise a maintenant le défi d’accompagner les joueurs dans une expérience qui dure des années. M. Mallat prend en exemple la série Rainbow Six, dont la popularité des titres ne cesse d’augmenter.

Toutefois, il y a encore du travail à accomplir pour atteindre les sommets visés par l’entreprise. Il y a actuellement environ 20 millions de joueurs actifs par mois qui jouent à l’un des titres d’Ubisoft développés au Québec.

Pour parvenir à cet objectif, Ubisoft utilisera des catalyseurs de croissance, comme les technologies mobiles et l’infonuagique appliquée aux jeux vidéo, et se tournera vers l’eldorado qu’est le marché chinois.

Toujours vital à l’industrie, le crédit d’impôt?

Un crédit d’impôt de 37,5 % sur le salaire des employés de production est présentement consenti à tous les acteurs de l’industrie au Québec. Cette mesure fiscale a été pensée par Bernard Landry pour faciliter l’implantation d’Ubisoft à Montréal.

Pour M. Mallat, ce crédit est essentiel à la survie de l’entreprise qu’il dirige, en plus de lui permettre de rester concurrentielle.

« Le programme est doublement pertinent, car il génère des revenus de l’ordre de six fois la valeur de son investissement de base, tout en permettant une compétitivité à l’international. »

Selon M. Mallat, plusieurs pays ont adopté ce genre de programme d’allègement fiscal pour cette industrie.

« La Grande-Bretagne avait un crédit similaire. Ils l’ont enlevé et s’en sont mordu les doigts, parce que pratiquement toute l’industrie a quitté le pays », dit-il.

M. Mallat refuse d’admettre que le crédit d’impôt gouvernemental permet aux entreprises de l’industrie du jeu vidéo de recruter de meilleurs talents.

Il affirme que « 52 % des gens qui sont formés en technologie de l’information ne travaillent pas dans l’industrie. Nous faisons face également à ce phénomène de rareté ».

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