Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Alain Gravel
Audio fil du vendredi 23 novembre 2018

La voiture électrique n'est pas plus polluante que celle à essence, insiste Daniel Breton

Publié le

Daniel Breton, coauteur principal de L'auto électrique, hybride ou écoénergétique
Daniel Breton, coauteur principal de L'auto électrique, hybride ou écoénergétique   Photo : Radio-Canada

La voiture électrique plus polluante que la voiture à essence? C'est faux, tranche Daniel Breton.

L’ancien ministre de l’Environnement, qui est maintenant consultant pour l’électrification des transports, réagissait au reportage de notre collègue Thomas Gerbet qui rapportait les conclusions d’une étude du Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG). Selon le rapport, la voiture électrique est plus dommageable à produire, en matière d’empreinte écologique, en raison de l’extraction des métaux utilisés dans la confection des batteries de ces voitures.

« Quand on prend la Tesla S, la Nissan Leaf et la Chevrolet Bolt par exemple, il n’y a pas de terres rares dans leurs batteries », critique Daniel Breton.

Il convient néanmoins que l’extraction du minerai de lithium et de graphite a un effet environnemental notable, effet qui est toutefois amorti par la durée de vie de la batterie.

« Dans l’étude du CIRAIG, il est inscrit qu’ils ne prennent pas en considération que la batterie de voiture électrique a une deuxième, voire une troisième vie. »

Daniel Breton indique qu’en Australie et au Colorado, les batteries sont réutilisées pour stabiliser les réseaux électriques alimentés par des énergies renouvelables. Il note aussi que la durée de vie moyenne d’un véhicule est de 250 000 à 300 000 km.

Le consultant rappelle également que la voiture électrique ne doit pas être vue comme une finalité.

« Parmi toutes les personnes qui travaillent en électrification des transports, personne n’affirme que la voiture électrique est la seule solution pour régler le problème d’émissions de gaz à effet de serre. On parle plutôt d’un cocktail de transport ou de mobilité qui comprend le transport actif, le transport collectif, le covoiturage, l’autopartage, etc. »

Pour lui, le mouvement doit aller plus loin que la voiture individuelle : il faut nous libérer de notre dépendance aux énergies fossiles.

« Au même moment où la production d’électricité se verdit en Amérique du Nord, on extrait du pétrole qui est sale, non conventionnel, comme du pétrole de schiste ou qui provient des sables bitumineux », note-t-il.

Chargement en cours