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Alain Gravel
Audio fil du jeudi 22 novembre 2018

Brian Myles et Pierre-Élliott Levasseur voient d'un bon oeil la mise à jour économique

Publié le

Des journaux en impression.
Selon Alain Goupil, une restructuration du modèle d'affaires des médias est nécessaire au Canada.   Photo : iStock

Le Toronto Star, le Globe and Mail et Le Journal de Montréal : ce n'est qu'un échantillon des médias écrits qui pourraient bénéficier du coup de pouce de près de 600 millions de dollars annoncé par le gouvernement fédéral lors de sa mise à jour économique dimanche dernier. Le directeur du Devoir, Brian Myles, et le président de La Presse, Pierre-Élliott Levasseur, étaient de passage au micro d'Alain Gravel pour en discuter.

Après avoir établi un crédit d'impôt de 65 millions de dollars pour le développement numérique des médias l’an dernier, « le gouvernement provincial a fait la démonstration qu’on pouvait aider les médias sans en payer le prix politique », croit Brian Myles.

Cette aide de près 600 millions de dollars annoncée par le gouvernement fédéral dimanche dernier vise surtout les chefs de file parmi les médias écrits pour l’ensemble du Canada. Et c’est sous la forme de crédits d’impôts et d’incitatifs fiscaux que cette mesure compte s’incarner.

« Il faut convaincre les gens que l’information de qualité a un prix », affirme Brian Myles.

L’indépendance des journalistes remise en cause?

Pour aller de l’avant avec le financement, le gouvernement souhaite mettre sur pied un comité de journalistes, formés pour conseiller le gouvernement fédéral dans ses démarches.

« Ce que le gouvernement cherche à faire, c’est de bien définir qui va avoir accès à ce financement », explique Pierre-Élliott Levasseur.

Toutefois, cette proximité qui s’annonce entre les instances et les journalistes peut être inquiétante quand il s’agit de la question de l'indépendance des journalistes. Une opinion à laquelle réagit fortement Brian Myles :

« C’est foncièrement ridicule, et c’est mal connaître le fonctionnement d’une salle de rédaction, où les journalistes gardent leur indépendance. [...] Ils y tiennent, à leur indépendance, les journalistes », affirme le directeur du Devoir.

Le financement prévu reste une mesure « encourageante » pour les médias, soutiennent les deux hommes.

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