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Alain Gravel
Audio fil du mercredi 21 novembre 2018

Le courage légendaire de Dan Bigras

Publié le

Dan Bigras qui joue du piano.
Dan Bigras   Photo : Laurence Labat

C'est un Dan Bigras en forme, quoique incommodé par une petite grippe, qui s'est présenté en studio ce matin pour une entrevue avec Alain Gravel. Pour une rare fois sur ICI Radio-Canada Première, le vouvoiement d'usage a été mis de côté pour cette entrevue entre deux cousins.

« Je vais bien. J’ai été opéré pour mon cancer en octobre dernier. J’étais faible au Show du Refuge l’an dernier, mais là, ça va, j’ai récupéré presque toutes mes énergies. Je suis en rémission, mais c’est correct. »

La maladie a quand même fait réfléchir le chanteur à sa mort, qui a finalement accepté cette réalité. 
« Évidemment, pour les gens qui t’aiment, c’est une cassure épouvantable. » Toutefois, le chanteur est souvent allé voir des enfants malades à Sainte-Justine qui avaient deux semaines à vivre, ce qui lui a permis de relativiser sa situation.

Le Show du Refuge : regarder en avant

C’est demain que sera présenté à Montréal le 28e Show du Refuge, soirée spectacle au profit du Refuge des jeunes, un organisme qui vient en aide à des jeunes hommes de 17 à 25 ans en difficulté et sans-abri, et qui contribue à améliorer leurs conditions de vie.

Avant même la tenue de l’événement, Dan Bigras a annoncé que la soirée permettra d’amasser plus de 500 000 $.

« La première [année], on avait fait 6000 $. Je nous pensais milliardaires pour la vie. Ensuite, on [amassait] une moyenne de 350 000 $ par année, et l’an passé on a atteint le demi-million. Depuis 1991, c’est 6 millions qui ont été récoltés. »

Toutefois, cette année, le chanteur regarde en avant. Il souhaite donner un coussin à l’organisme pour que celui-ci puisse mieux répondre à des dépenses-surprises et à d'autres imprévus.

« Si on fait un coup de cash, on va en mettre de côté, mais Le Refuge n’a pas le droit de faire ça. Il n’a pas le droit de ramasser [de l'argent pour] plus de trois mois à l’avance, pour se faire vivre, mais il y a toujours des urgences. »

Dan Bigras aimerait augmenter le montant récolté par son spectacle pour pouvoir alimenter une fondation qui permettrait au Refuge d’avoir « quelques sous de côté ».

« Ce n’est pas un financement récurrent. Moi, je me lève chaque matin et je fais une prière à Radio-Canada, car sans Radio-Canada, il n’y aurait pas de show. Donc, j’aimerais que Le Refuge se mette à l’abri, parce que s’il ferme, ce sont des jeunes qui meurent. »

Cette année, Marie-Josée Lord, Émile Proulx-Cloutier, Yama, René Simard, Guylaine Tanguay, Dramatik, Étienne Cousineau, QW4RTZ et Lulu Hughes se joindront à Dan Bigras sur la scène de la salle Wilfrid-Pelletier pour cette soirée de chansons fort rassembleuse.

« Tout ce monde-là se mélange sur scène pour créer quelque chose. Étienne Cousineau et Marie-Josée Lord, les deux sopranos, qui chantent sur du heavy rock, ça bardasse », promet le chanteur.

« Moi, j’ai juste signé un pacte »

Dan Bigras est revenu brièvement sur les critiques dirigées à son endroit à la suite de son appui au Pacte pour la transition de Dominic Champagne.

Pour celui qui est la voix des camions Dodge Ram, il n’y a pas de contradiction entre sa signature du pacte et son contrat avec le constructeur automobile.

« Je n’ai fait la morale à personne, j’ai signé un pacte et c’est tout. Ça, c’est des discours de certains chroniqueurs et les gens reprennent ça mot à mot. »

Dan Bigras fait valoir que les chanteurs rock sont plus souvent montrés du doigt lorsqu’ils font de la publicité que les comédiens ou les « comiques ».

Pour répondre à ses détracteurs, il s’est contenté d’imager l’utilité d’avoir un camion pour certains travailleurs.

« Si tu as un load de quatre tonnes et demie à aller chercher à Calgary, tu ne prendras pas 200 Smart puis mettre ça sur le toit. Ce qu’il faut changer, c’est le carburant, se tourner vers les énergies vertes. »

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