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Alain Gravel
Audio fil du mercredi 21 novembre 2018

Comment répondre à la hausse de la criminalité à Toronto?

Publié le

Une policière bloque la circulation sur l'avenue Danforth.
La fusillade a fait deux morts et 13 blessés.   Photo : La Presse canadienne / Christopher Katsarov

La violence continue de faire rage dans les rues de Toronto, où le 90e meurtre de l'année a été commis cette semaine. La ville bat ainsi un triste record de criminalité qui datait de 1991. Le journaliste d'enquête Julian Sher décortique la situation.

D’abord, les deux attaques survenues à Toronto cette année – celle de la rue Danforth et celle au camion-bélier sur la rue Yonge – ont fait bondir de 11 % le taux de criminalité dans la ville.

Ce taux se chiffre à 3,5 meurtres par tranche de 100 000 habitants pour la Ville Reine. À titre comparatif, Montréal est à 1,1. La ville la plus meurtrière aux États-Unis, Baltimore, a pour sa part un taux de criminalité de 56 homicides par 100 000 habitants. C’est 10 fois plus que le taux pour la ville la plus meurtrière au Canada, Thunder Bay.

Une des raisons qui expliquent cette flambée de violence est démographique, selon Julian Sher. À Montréal et dans le reste du Canada, la population vieillit, ce qui fait baisser le taux de criminalité. À Toronto, c’est le contraire : les jeunes de 18 à 24 ans sont de plus en plus nombreux.

« Il y a aussi à Toronto des quartiers très défavorisés qui ressemblent à des ghettos, comme dans certaines villes américaines. »

Devant ce problème grandissant, les autorités ne s’entendent pas sur la manière de répondre à la criminalité.

« Il y a des grands débats sur la politique policière. Il y a des chicanes entre le maire de Toronto et le premier ministre Doug Ford, qui veut répondre à la situation avec force. Il y a aussi des tensions avec le conseil des citoyens qui gère le service de police et le chef de la police.

Faut-il privilégier la répression ou une approche communautaire ciblée dans les quartiers défavorisés?

La nature de la criminalité à Toronto la rend aussi plus difficile à contrer, selon le journaliste. « Ce ne sont pas les motards ni la mafia qui causent la criminalité là-bas. Ce sont de petits gangs de rues », précise-t-il.

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