Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Alain Gravel
Audio fil du mardi 20 novembre 2018

Coupes dans les services aux francophones : André Pratte critique ces politiques comptables

Publié le

Un homme en veston
Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford.   Photo : Radio-Canada

Le sénateur indépendant André Pratte s'est porté à la défense des francophones dans une lettre ouverte publiée lundi dans le Toronto Star. Quelques jours après l'abolition du commissariat aux affaires francophones en Ontario, le nouveau gouvernement du Nouveau-Brunswick pourrait faire de même. Même s'il est trop tôt pour parler d'une crise selon l'ex-éditorialiste, ces coupes sont inquiétantes.

« Il y a au Canada une indifférence par rapport au sort de la minorité francophone. Quand sont élus des gouvernements dont le mandat est de comprimer les dépenses, on comprime dans ces postes budgétaires là, mais quand on regarde les besoins de ces communautés, on voit bien qu’elles ont besoin de support institutionnel », dit-il.

L’attitude des conservateurs fédéraux et celle de Caroline Mulroney en Ontario déçoivent le sénateur. « Quand il s’agit du sort des minorités, c’est une question qui a une importance nationale. On entend que Mme Mulroney a des visées sur une carrière au fédéral. Or, quand on aspire à de telles fonctions, on doit réagir lorsque le sort d’une minorité de langue officielle est remise en question », tranche-t-il.

André Pratte ajoute qu’il aimerait voir le gouvernement de Justin Trudeau et la ministre des Langues officielles et de la Francophonie, Mélanie Joly, faire preuve de davantage de leadership dans la préservation des droits des minorités francophones au pays. Il faut faire plus que d’attaquer l'ailier de Doug Ford, Andrew Scheer.

Le fédéral pourrait déployer une de ces offensives dans le dossier de l’université francophone de Toronto, projet que Doug Ford a débranché la semaine dernière.

« Un financement du fédéral était prévu dans ce projet. Le gouvernement Trudeau pourrait dire à M. Ford que si sa seule préoccupation c’est les dépenses, qu’il prendra en charge le projet puisqu’il s’agit d’une question d’intérêt national. »

En terminant, André Pratte a déploré le mutisme des médias anglophones du pays sur la question linguistique, mais il ne met pas la tête dans le sable pour autant.

« Les Québécois souffrent aussi d’indifférence face au sort des minorités francophones au Canada. On en parle quand il y a des crises, mais sinon on a tendance à considérer qu’elles vont disparaître, alors qu’au contraire, elles se débattent vigoureusement pour survivre et elles y arrivent. »

Chargement en cours