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Alain Gravel
Audio fil du jeudi 20 septembre 2018

Quelles solutions pour la pénurie de main-d'oeuvre?

Publié le

La dame, on ne voit pas son visage, à l'ouvrage.
Une employée du Groupe Océan au chantier naval de Bas-Caraquet.   Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Voilà maintenant une dizaine d'années que plusieurs experts annoncent la pénurie de main-d'œuvre qui commence à frapper le marché de l'emploi québécois. Selon des prévisions, c'est 1,3 million de postes qui seront à pourvoir d'ici 10 ans.

Hélène Daneault, la députée sortante de la circonscription de Groulx, se souvient d’avoir pris connaissance de cette réalité en 2008. « Des firmes d’actuaires prévoyaient une pénurie dans le réseau public à partir de 2021 avec la retraite massive des baby-boomers », dit-elle.

Yves-François Blanchet et Amir Khadir jugent que le Parti libéral n’a pas préparé le terrain adéquatement pour faire face à ces besoins importants en main-d’œuvre.

« Pourquoi ne sommes-nous pas capables de déployer les ressources nécessaires pour assurer une intégration saine des nouveaux arrivants?, demande l’ex-député du Parti québécois. Oui, l’immigration est un morceau de la solution, mais à condition qu’elle soit régionalisée, [que les gens soient] intégrés culturellement, économiquement et sur le plan linguistique. »

Amir Khadir poursuit avec un argument d’ordre qualitatif.

« Il y a un grand oublié dans cette pénurie de main-d’œuvre : les conditions de travail qu’on a créées sont, dans plusieurs milieux, inadéquates, souligne le député sortant de Québec solidaire dans Mercier. « Et ce n’est pas qu’une question salariale. »

Une des réponses du Parti libéral à ces besoins de main-d’œuvre est la participation à l’économie de travailleurs plus âgés. « Il a fallu s’assurer qu’ils puissent revenir au travail et que l’on puisse retarder le moment de leur retraite », commente l’ex-ministre de la Justice Stéphanie Vallée, citant deux réalisations du Parti libéral.

Les gens âgés de 55 à 74 ans sont de plus en plus en forme, et il faut pouvoir créer des conditions favorables, des horaires flexibles et allégés par exemple, pour leur permettre de travailler.

« Il faut éviter aussi que le fisc vienne saisir les trois quarts de leurs gains », souligne Hélène Daneault.

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