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Alain Gravel
Audio fil du mardi 18 septembre 2018

L'immigration est la solution à la pénurie de main-d'oeuvre, selon la Chambre de commerce de Montréal

Publié le

Un soudeur, à Saint-Georges de Beauce
Un soudeur, à Saint-Georges de Beauce   Photo : Radio-Canada / Frank Desoer

La Chambre de commerce de Montréal compte sur l'immigration pour combler les besoins de la métropole en main-d'œuvre. « Ça fait partie de la solution », dit son président, Michel Leblanc.

Des propos qui font écho à ceux de la mairesse Valérie Plante, qui a souligné, hier, qu’avec un taux d'emplois inoccupés de 3 % à Montréal, la métropole ne peut pas se permettre une baisse de l'immigration comme le propose la CAQ.

« Trois pour cent, c’est un chiffre réel. C’est 110 000 emplois au deuxième trimestre. Chaque trimestre, des entreprises ont des postes non pourvus », ajoute M. Leblanc, qui souhaite voir monter les seuils d’immigration à 60 000 nouveaux arrivants par année.

La Chambre de commerce adopte cette position depuis environ sept ans et opte pour une intégration des immigrants qualifiés en emploi. « C’est absurde de mettre en opposition “bien les intégrer” et “en accueillir un bon nombre” », insiste M. Leblanc en réponse à l’argument de la Coalition avenir Québec, qui souhaite réduire le nombre d’immigrants au profit d’une meilleure intégration et d’une meilleure rétention.

Or, sur la rétention, M. Leblanc croit qu’une économie vigoureuse contribue à retenir les travailleurs dans leur province d’accueil.

« Les chiffres que j’ai en main montrent qu’en Ontario, il y a un taux de rétention d’environ 90 %, alors qu’au Québec, on est à peu près à 84 %. Il y a donc une marge, mais dans les dernières années, l’économie ontarienne était plus vigoureuse, c’est donc un écart normal. »

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