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Alain Gravel
Audio fil du lundi 20 août 2018

Sports électroniques : le jeu, c'est sérieux

Publié le

Denis Talbot.
Denis Talbot.   Photo : Radio-Canada / Jean-Simon Fabien

Samedi à Vancouver, 19 000 personnes se rassembleront pour assister à la grande finale du Championnat mondial de Dota 2, un jeu vidéo de stratégie qui se joue en équipe de cinq. Voilà une preuve que les sports électroniques sont populaires aussi au Canada. Car oui, ils peuvent en effet être qualifiés de sports, selon le chroniqueur spécialisé Denis Talbot.

« Vous savez, ces équipes-là ne sont pas composées d’obèses de 35 ans qui habitent dans le sous-sol de leurs parents et qui jouent en mangeant des crottes de fromage. Ce sont des gens qui sont suivis par des nutritionnistes, qui ont des programmes d’entraînement sévères et qui doivent connaître le jeu par coeur. »

Il est vrai que, d’un regard extérieur, il peut sembler curieux que des gens paient pour assister à des compétitions de jeux vidéo, mais Denis Talbot insiste sur le fait qu’il y a dans ces joutes des stratégies complexes déployées par des joueurs aux aptitudes impressionnantes.

« Je compare ça à une joute de rugby. On ne comprend pas trop ce qui se passe au début avec un paquet de gros gars qui se bousculent, puis on voit le ballon sortir, ils partent après, là le jeu arrête, mais on ne sait pas pourquoi… c’est pareil avec ces jeux-là, il faut prendre le temps de les apprivoiser. »

Dota, un jeu complexe à maîtriser

À Vancouver, c’est dans l’univers du jeu Dota 2 que se mesureront les participants. Un jeu très prenant qui se joue en équipe de cinq. Le but est de conquérir l’ennemi. Mais ce n’est pas si simple en réalité : chaque joueur doit choisir un héros parmi une centaine de personnages qui ont tous des habiletés, des forces différentes.

Pour contrer les attaques ennemies, il faut avoir en tête ce bagage d’aptitudes des héros adverses, mais aussi connaître par cœur les cartes du jeu pour y déployer les meilleures stratégies.

« Les joueurs doivent prendre près de 1000 décisions par minute, c’est très impressionnant », souligne Denis Talbot.

Le niveau à atteindre pour participer à ces compétitions nécessite des milliers d’heures d'entraînement à arpenter le jeu et à peaufiner ses techniques. Ce n’est pas pour rien que les champions de ces compétitions empochent en moyenne 4 millions de dollars par tournoi.

Et Fortnite dans tout ça?

« Les parents ont un rôle très important auprès de leurs enfants, et c’est de s’intéresser à ce qu’ils font. Alors, si c’est l’heure de souper, que vous appelez votre enfant et qu’il dit : "Je n’ai pas fini ma game de Fortnite'', ce n’est pas un mensonge. On ne peut pas faire pause dans ce jeu-là. Alors le jeu, oui, mais il faut mettre des heures également. »

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