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Alain Gravel
Audio fil du mardi 14 août 2018

Oui, les sondages sont fiables en campagne électorale

Publié le

Alain Giguère, président de la firme CROP
Alain Giguère, président de la firme CROP   Photo : Radio-Canada

Quelle est la part de responsabilité des sondages sur les résultats des élections? Reflètent-ils vraiment le pouls des électeurs? Pour Alain Giguère, président de la firme CROP, oui, les sondages sont fiables pour rendre compte des opinions.

« Il y a une difficulté plus grande aujourd’hui à atteindre les gens, le taux d’indécision est plus élevé, un cynisme s’est installé à l’égard de la politique, et les gens changent souvent d’idées. »

Mais si l’opinion publique est plus difficile à saisir, les techniques utilisées par les sondeurs ont évolué depuis l’époque des études téléphoniques.

M. Giguère indique que les firmes utilisent maintenant des panels d’individus pour constituer leurs échantillons. « On identifie des gens qui veulent répondre à des sondages. On s’assure que le groupe de personnes représente bien la société, et l'on s’assure de créer des échantillons pour saisir le pouls de l’opinion publique. »

Les sondages créateurs de nouvelles tendances?

L’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis a fait dire à certains que les firmes de sondage avaient faussement colporté une avance de la candidature d’Hillary Clinton et que par conséquent, ceux-ci établissaient de nouvelles tendances.

M. Giguère corrige : M. Trump a été élu par le collège électoral, mais sur le plan du vote populaire, les sondages avaient vu juste.

Le président de CROP compare d’ailleurs l’humeur saisie par les sondages aux commérages des petits villages d’antan. Aujourd’hui, le village est plus grand, mais les firmes sont capables d’évaluer les tendances de l’opinion.

Sur la prétendue partialité des sondages, Alain Giguère s’avoue irrité depuis une trentaine d’années par ce qu’il qualifie de mythe.

« Parce qu’on était proche de La Presse, il semblerait que les Desmarais nous influençaient, mais c’est un mythe urbain. Les chiffres sortent de l’ordinateur, on regarde ce que ça donne, on vérifie et on contre-vérifie. »

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