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Alain Gravel
Audio fil du vendredi 10 août 2018

La sonde Parker vers le Soleil : mieux comprendre les vents solaires

Publié le

La sonde Parker dans une chambre thermale.
La sonde Parker de la NASA est plongée dans une chambre thermale, en préparation de son voyage vers la couronne solaire.   Photo : Ed Whitman

La NASA s'intéresse à la zone rouge du Soleil. La sonde Parker Solar Probe sera lancée samedi vers l'étoile avec l'objectif de documenter les activités solaires, explique l'astrophysicien Robert Lamontagne.

« L’idée est de se rapprocher du Soleil, à environ 6 millions de kilomètres de sa surface, pour échantillonner ce qui s'y passe, pour étudier la météo du Soleil en étant au coeur de la tempête. »

Si la distance d’étude semble énorme, 6 millions de kilomètres c’est, dans les faits, extrêmement proche de la surface du soleil, précise M. Lamontagne, qui est aussi coordonnateur du Centre de recherche en astrophysique du Québec.

« Notre étoile est une boule de gaz en mouvement, il bout. La sonde étudiera comment les vents solaires de particules quittent la surface du Soleil et viennent affecter les planètes et les télécommunications sur Terre ».

Cette zone d’étude, c’est ce qu’on appelle la zone rouge, une zone de transition où la matière est accélérée et chauffée à des températures de plusieurs millions de degrés.

Mais maintenant, comment fait-on pour atteindre cette zone, et comment protège-t-on la sonde de ces températures?

« Une fois qu’on a lancé [la sonde], on la laisse tomber dans l’espace, mais on contrôle sa trajectoire au moyen d’un passage rapproché près de la planète Vénus. »

Grâce à un bouclier projecteur constitué de composés de carbone et de graphite, et à un système de refroidissement à l’eau, les instruments de mesure de la sonde seront conservés à une confortable température de 30 degrés, alors que celle ressentie à cette distance du Soleil est de 1400 degrés, explique Robert Lamontagne.

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