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Alain Gravel
Audio fil du vendredi 3 août 2018

Favoriser le leadership chez les femmes autochtones

Publié le

Un groupe de femmes autochtones à  l'Université du Québec à Montréal
Photo : 2017-08-09 Des femmes autochtones participent à un programme de l'Université du Québec à Montréal sur la gouvernance au féminin.   Photo : Radio-Canada / Vanessa Destiné

L'Université du Québec à Montréal est l'hôte de l'école d'été pour femmes leaders autochtones.

Le but de cette formation intensive de deux semaines est de stimuler l’implication de femmes qui sont déjà des leaders dans leurs milieux, pour favoriser la gouvernance autochtone au féminin ».

Pour se faire, il faut mieux outiller les femmes pour qu’elles prennent leur place dans les sphères de pouvoir. Et le point de départ de cette démarche est la réappropriation de l’histoire des Premières Nations.

« On pense que les Autochtones connaissent tout de l’histoire, de la Loi sur les Indiens, des pensionnats, mais c’est faux, parce que dans les communautés, on apprend le même cursus qu’à Montréal ou à Trois-Rivières, qui laisse peu de place aux Autochtones », indique Isabelle Picard, consultante huronne-wendate.

La femme avait une place importante dans les communautés autochtones, rappelle-t-elle, notamment dans les communautés iroquoiennes et algonquines. C’était la femme qui décidait, qui était la chef. C’était la même chose. Elles avaient leur mot à dire dans toutes les décisions, ajoute Mme Picard, qui est aussi ethnologue.

Un statut à regagner

Jusqu’en 1985, les femmes autochtones qui mariaient un non-Autochtone perdaient leur statut, et leur descendance n’y avait pas droit, en vertu de la Loi sur les Indiens, qui a imposé aux femmes une double discrimination, celle de la race et celle du sexe, explique Mme Picard.

Ce cours permet finalement de comprendre d’où viennent les frustrations ressenties par les femmes dans leur rapport à la gouvernance.

« On comprend mieux d’où viennent les obstacles, pourquoi c’est comme ça avec le ministère des Affaires indiennes, où sont les difficultés quand on négocie avec les gouvernements, etc. Quand on le comprend, ça facilite la discussion. »

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