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Alain Gravel
Audio fil du vendredi 27 juillet 2018

Kanata : une occasion de dialogue et de débat manquée

Publié le

Des acteurs déguisés en Autochtones sont devant un tipi sur une scène.
La première de Kanata était prévue en décembre, à Paris.   Photo : CBC / Théâtre du Soleil

Il y a beaucoup de confusion, de peine et de douleur dans la foulée de l'annulation du spectacle Kanata, croit la vice-présidente du Conseil des arts du Canada, Nathalie Bondil. « J'espère que l'équipe d'Ex Machina pourra rebondir », mais il faut passer à autre chose.

Celle qui est aussi directrice générale et conservatrice en chef du Musée des beaux-arts de Montréal voit dans les réactions à la démarche du créateur Robert Lepage la manifestation de la voix d’une jeune génération.

« C’est un monde qui change pour le mieux, un monde multivocal, où l'on reçoit [la rétroaction] très rapidement de la part des publics. C’est instructif et riche. Les mentalités évoluent. La [prise de] parole et la communication se font différemment. Quand on est à la tête d’institutions culturelles, il faut être à l’écoute de ces voix. »

Ultimement, Mme Bondil fait valoir qu’il faut savoir accepter le fait qu’on est maintenant plus nombreux à la table et qu’il faut adopter une attitude d’ouverture et ne pas se camper dans des positions inflexibles.

« On utilise les grands mots de "censure" et de "liberté d’expression artistique", mais la liberté de l’un ne peut pas arrêter celle de l’autre. Les points de vue ne s’annulent pas, ils s’additionnent. »

Nathalie Bondil note qu’il existe une certaine incompréhension des générations plus âgées vis-à-vis les enjeux d’inclusion et de diversité. C’est dans cette optique qu’elle privilégie l’approche du dialogue multivocal, ouvert à l’échange, pour la création.

Maïna, de Michel Poulette, et Hochelaga, terre des âmes, de François Girard, ne sont que deux exemples de créations ayant profité de ce dialogue bilatéral.

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