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Comment mieux détecter l'agrile du frêne?

Gravel le matin

Avec Alain Gravel

Comment mieux détecter l'agrile du frêne?

Audio fil du jeudi 19 juillet 2018
L'agrile du frêne sur une feuille.

L'agrile du frêne.

Photo : iStock / yod67

Des chercheurs ont mis sur pied un laboratoire à ciel ouvert dans la région de Québec pour aider à la lutte contre l'agrile du frêne.

Ils ont fait une mise au point hier sur l’avancement de leurs travaux de recherche qui pourrait inspirer des villes de la grande région de Montréal.

Robert Lavallée, chercheur scientifique à Ressources naturelles Canada, fait partie de cette équipe, lui qui poursuit à Québec des recherches qu’il a lancées à Montréal en 2012.

« On est au temps de l’année où les [insectes] adultes volent, il faut poser des pièges pour les capturer et les détecter, et c’est notre point faible, au Québec, la détection. »

L’agrile est difficile à traquer parce qu’il vole au-dessus de la canopée des frênes. L’adulte se nourrit d’ailleurs de feuillage. Mais lorsque l’insecte pond ses œufs, il le fait sur l’écorce, et au moment de l’éclosion des larves, elles se logent entre l’arbre et l’écorce.

« Il faudrait peut-être de deux à trois ans avant que l’on puisse voir des symptômes sur l’arbre, comme une perte de feuillage, mais déjà il se sera écoulé une génération durant laquelle les insectes se seront dispersés. »

C’est donc dire qu’avec l’agrile du frêne, l’éradication est impossible. C’est comme si l'on était coincé dans le dernier wagon et qu’on n’arrivait pas à rejoindre le wagon de tête, illustre M. Lavallée. Mais la détection permet de ralentir la progression.

Au Centre canadien des forêts, un collègue de M. Lavallée propose de procéder à un prélèvement d’écorce pour tenter de déceler la présence d’une protéine associée à l’agrile. « Comme ça, on pourrait savoir avant l’apparition des symptômes [...] qu’il y a présence de l’insecte. »

L’équipe de M. Lavallée a également mis au point une méthode de détection aux rayons X qui permet rapidement et efficacement de déterminer si des larves sont logées sous l’écorce des frênes.

L’amélioration des outils de détection de l’agrile du frêne permettra ultimement de mieux outiller les municipalités pour lutter contre la propagation de l’insecte qui, malheureusement, se poursuit vers l’est, vers les Maritimes.

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