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Gravel le matin

Avec Alain Gravel

Un Québécois retenu à Cuba malgré l'annulation de sa condamnation à de la prison

Audio fil du mercredi 11 juillet 2018
Le drapeau cubain à l'entrée de l'aéroport Jose Marti.

Le crash aérien survenu le 29 mais est le plus meurtrier sur l'île depuis près de 30 ans.

Photo : Getty Images / YAMIL LAGE

Condamné en avril dernier à quatre ans de prison pour homicide par imprudence, Toufik Benhamiche vient de voir son jugement annulé en appel. Toutefois, les autorités cubaines ne le laissent pas quitter le pays. « On essaie d'aller bien, mais la situation est très compliquée pour nous », témoigne sa femme, Kahina Bensaadi.

Lors de vacances à Cuba, Toufik Benhamiche, résident de Mascouche, a perdu le contrôle du bateau qu'il conduisait lors d'une expédition groupée. Il a accidentellement tué une touriste ontarienne, soit Jennifer Ann Marie Innis.

« Toufik est retenu à Cuba et on n’arrive pas à obtenir quoi que ce soit, ni des autorités canadiennes ni des autorités cubaines », explique Kahina Bensaadi.

Elle ne comprend pas pourquoi son conjoint est toujours retenu dans le pays alors que sa condamnation a été annulée par la cour d’appel.

Inaction d'Ottawa

« Le gouvernement canadien ne veut toujours pas nous aider. Mon conjoint a écrit aux autorités consulaires canadiennes pour leur demander d’envoyer une note diplomatique aux autorités cubaines pour obtenir un visa pour revenir au pays, mais les autorités canadiennes sont [fermées] à demander quoi que ce soit aux Cubains. La seule explication qu’elles fournissent depuis le début est qu’elles ne peuvent pas interférer dans la procédure judiciaire d’un pays souverain », relate Kahina Bensaadi.

Kahina Bensaadi raconte qu’elle et ses enfants sont en contact régulier avec Toufik. « Il n’est pas détenu en prison. Il loue des appartements sur place et doit attester sa présence sur le sol cubain toutes les deux semaines. »

Par ailleurs, la Ville de Laval, qui emploie Toufik Benhamiche, a levé sa mise en demeure lui demandant de revenir au travail. « La Ville a décidé de maintenir son lien d’emploi avec lui quoi qu’il advienne et s’est engagée à écrire une lettre à la ministre Chrystia Freeland pour lui demander d’agir », rapporte Kahina Bensaadi.

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