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Gravel le matin

Avec Alain Gravel

Trump, le « point d'interrogation » du Sommet de l'OTAN

Audio fil du mercredi 11 juillet 2018
Avant même le début sur sommet, Donald Trump s'en est pris aux membres de l'OTAN, qui « ne payent pas ce qu'ils devraient » pour leurs dépenses militaires.

Avant même le début sur sommet, Donald Trump s'en est pris aux membres de l'OTAN, qui « ne payent pas ce qu'ils devraient » pour leurs dépenses militaires.

Photo : Associated Press / Pablo Martinez Monsivais

C'est sous un voile d'incertitude que s'ouvre aujourd'hui le sommet de l'OTAN à Bruxelles. Donald Trump a donné le ton aux discussions ces derniers jours en qualifiant l'alliance d'« obsolète » et d'« aussi mauvaise que l'ALENA ».

Ces commentaires n'affectent pas la légitimité de l'organisation, mais pourraient très bien être le « sable dans l'engrenage » des discussions entre les 29 dirigeants membres.

C’est du moins la lecture de Frédéric Mérand, chercheur au Centre de recherches internationales de l’Université de Montréal. « L’organisation peut probablement survivre à un mandat de Donald Trump. Deux mandats? C’est moins clair » ajoute-t-il en notant cependant l’engagement renouvelé du gouvernement américain envers l’Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN).

Donald Trump fait donc cavalier seul. « L’OTAN est une organisation qui sert aux États-Unis comme relais d’influence et qui lui permet d’avoir autant d’alliés. De manière générale, il y a un consensus très large sur l’intérêt de l’OTAN, et, […] actuellement, sa légitimité est assez largement reconnue. »

Le président américain critique l’organisation en faisant valoir que son pays assume une plus grande part du financement de l’alliance que les autres membres. Ce n’est pas tout à fait vrai, corrige Frédéric Mérand.

« Les États-Unis paient environ 20 % du budget de l’organisation, ce qui est proportionnel à leur PIB, ce qui est normal. Là où sa critique porte davantage, c’est quand il dit que les États-Unis ont 70 % des capacités, des effectifs militaires, et demandent aux autres États de faire un effort supplémentaire ».

En 2015, la majorité des 29 pays membres se sont engagés à faire passer leurs dépenses militaires à une proportion de 2 % de leur produit intérieur brut d’ici à 2024. Or, seuls sept pays sont en voie d’atteindre cette cible.

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