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Gravel le matin

Avec Alain Gravel

Un calme relatif règne en Haïti, mais la tension demeure

Audio fil du mardi 10 juillet 2018
Une rue de la capitale Port-au-Prince lundi, où règne un calme relatif.

Une rue de la capitale Port-au-Prince lundi, où règne un calme relatif.

Photo : La Presse canadienne / Dieu Nalio Chery

« On pouvait s'attendre à des manifestations de colère, mais pas de cette ampleur », observe Frantz Voltaire, directeur du Centre international de documentation et d'information haïtienne et caribéenne.

Les troubles ont éclaté après l'annonce du gouvernement, vendredi, d'une augmentation des prix de l'essence. Cette décision découle d’une entente signée en février entre le Fonds monétaire international et Haïti, qui impliquait la cessation de la subvention publique des produits pétroliers, source du déficit budgétaire de l'État.

« C’est une mesure maladroite prise par un gouvernement en déficit de crédibilité », estime Frantz Voltaire, qui souligne que la mesure a été annoncée en profitant de l’éclipse médiatique de la Coupe du monde.

Faillite du système

L’explosion de colère populaire a dérapé, reconnaît Frantz Voltaire, et c'est « le mépris des élites politiques et économiques qui vivent dans une sorte d’autarcie » qui est en cause, selon lui.

Le directeur du Centre international de documentation et d'information haïtienne et caribéenne affirme que le système a atteint ses limites en Haïti. « L’État ne peut pas continuer à fonctionner grâce aux envois de fonds de l’étranger, que ce soit de la diaspora ou des aides internationales. »

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