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Alain Gravel
Audio fil du jeudi 24 mai 2018

Après le sexisme et le racisme, le capacitisme

Publié le

Maude Massicotte
Maude Massicotte   Photo : Radio-Canada / Mathieu Waddell

Si les gens sont habitués à entendre le mot « sexisme », discrimination fondée sur le sexe, et le mot « racisme », discrimination envers les minorités visibles, ce n'est pas le cas encore pour le mot « capacitisme », discrimination envers les personnes en situation de handicap. C'est un des sujets abordés par le journaliste Mathieu Papillon de Rad dans son reportage publié aujourd'hui.

Le journaliste Mathieu Papillon donne l’exemple d’une jeune femme, se déplaçant en fauteuil roulant, qui a postulé pour un emploi et qui s’est fait dire au début de l’entrevue qu’avoir su, on ne l’aurait pas appelée.

La raison donnée par l’employeur? Il estime qu’elle n’aurait pas été capable d’atteindre la petite caisse, rangée trop haut.

D’être capable de mettre un mot là-dessus, ça donne un autre sens [à la situation]. Ce n’est pas juste une anecdote, mais de la discrimination.

Mathieu Papillon, journaliste à Rad

Dans le reportage réalisé par le laboratoire de journalisme Rad, quatre personnes en situation de handicap ont témoigné avec humour des irritants de la vie dans leurs interactions sociales de tous les jours. C’est une forme de capacitisme, puisque les gens les stéréotypent et voient le handicap avant la personne.

Les gens gentils, mais ignorants, « ça gosse », ont-ils affirmé. Ils sont tous d’avis qu’ils sont des personnes comme tous les autres humains. Ils sont tout simplement en situation de handicap, mais ça ne les définit pas.

Maude, atteinte de paralysie cérébrale, est exaspérée qu’on se précipite pour l’aider chaque fois qu’elle tente de mettre son manteau. Maryline, en fauteuil roulant, veut qu’on arrête de l’infantiliser.

Pierre-Olivier, malentendant, souhaite que les gens soient plus ouverts à l’idée de fréquenter des gens dans sa situation et Jérôme entend très bien même s’il est aveugle; pas besoin de crier.

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