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Patrick Masbourian
Audio fil du jeudi 17 mai 2018

La mère de Françoise Abanda à la défense de sa fille

Publié le

Françoise Abanda
Françoise Abanda   Photo : Getty Images / Clive Brunskill

La joueuse de tennis canadienne Françoise Abanda a dénoncé, mercredi sur Twitter, le traitement raciste qu'elle subit dans sa carrière. Sa mère, Cécile Essono, se porte à sa défense et plaide pour une meilleure reconnaissance des joueurs canadiens par l'industrie et le public.

Françoise Abanda dénonce le racisme dont elle est victime.
Françoise Abanda dénonce le racisme dont elle est victime.   Photo : Twitter/@franckie_abanda

« Françoise n’a pas écrit ça sur un coup de tête, souligne Mme Essono. Elle a la tête sur les épaules. »

La mère d’Abanda dénonce le peu d’attention accordée à sa fille, malgré ses succès. « Est-ce qu’il y a un seul média local qui a écrit que Françoise était rendue première au Canada? »

Elle dit que l’on compare souvent Françoise Abanda avec Eugenie Bouchard. Selon les dires de Mme Essono, un journaliste l’aurait même contactée, mercredi, pour lui dire qu’il faudrait d’abord que Françoise Abanda se classe parmi les cinq premières joueuses et qu'elle fasse une finale de grand chelem pour recevoir plus d’attention médiatique.

À ces demandes, Cécile Essono répond qu’il faut respecter et couvrir les joueuses et les joueurs canadiens qui représentent le pays, peu importe leur rang. « Ils travaillent tous très fort. »

Cécile Essono a également tenu à rappeler, à plusieurs reprises, que sa famille et Françoise n’en voulaient aucunement à Eugenie Bouchard. « C’est la seule famille au tennis avec qui l'on s’entend extrêmement bien. [...] Il n’y a pas de problème avec Eugenie Bouchard. »

Victimes de racisme dès l’adolescence

Lors d’un voyage en Floride à l’âge de 11 ans, Françoise aurait rapporté à sa mère que des coéquipières l'avaient enfermée dans une armoire. Elles l’auraient invectivée et dénigrée.

Sa sœur, Élisabeth, aurait elle aussi été victime d’actes de racisme dans sa carrière, selon Cécile Essono. Il y aurait eu un incident à Edmonton, où des filles lui auraient interdit de marcher avec elles parce qu’elle était Noire.

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