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Alain Gravel
Audio fil du lundi 30 avril 2018

Des demandeurs d’asile anxieux en raison des délais

Publié le

Une famille de Nigérians traverse la frontière au chemin Roxham.
Une famille de Nigérians traverse la frontière au chemin Roxham.   Photo : Radio-Canada / René Saint-Louis

Le statu quo du gouvernement libéral dans le dossier de la hausse des demandes d'asile cause beaucoup de problèmes, notamment de l'anxiété chez ceux qui doivent attendre plusieurs années avant de connaître leur sort, affirme l'avocat en droit de l'immigration Stéphane Handfield.

Les délais prévus sont de deux mois, mais dans la réalité, c’est 20 mois, et même de 5 à 7 ans s’il y a appel de la décision. Ils ont le temps de s’intégrer à la société québécoise avant d’avoir une réponse définitive, souligne M. Handfield.

Ils sont anxieux parce qu’ils savent qu’ils devront peut-être quitter le pays dans 5-7 ans si leur statut est refusé.

Stéphane Handfield, avocat en droit de l'immigration

La suspension de l’Entente sur les tiers pays sûrs aura deux conséquences principales. La première, c’est que les gens ne passeront plus de façon irrégulière sur le chemin Roxham. La seconde, c’est que les gens ne se sentiront plus obligés de passer par le Québec et se rendront ailleurs au Canada, selon M. Handfield

Avant 2004, les demandeurs d’asile pouvaient se présenter dans n’importe quel poste frontalier canadien pour y faire leur demande. Depuis la signature de l’entente prévoyant le refus automatique des demandeurs d’asile transitant par les États-Unis, sauf sous certaines conditions, ils sont obligés de passer par des chemins irréguliers pour pouvoir faire leur demande, explique Stéphane Handfield.

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