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Alain Gravel
Audio fil du vendredi 27 avril 2018

Le côté sombre de la douance chez les enfants

Publié le

Un enfant triste
Un enfant triste   Photo : iStock

La société considère souvent les enfants doués comme chanceux, mais ils ont, eux aussi, leur lot de difficultés, affirme Tanya Izquierdo Prindle, auteure et cofondatrice de l'Association québécoise pour la douance.

Les trois mythes les plus persistants sont que les enfants doués n’ont pas de besoins particuliers, qu'ils sont bons à l’école et qu’ils n’ont pas de troubles d’apprentissage.

C’est une intelligence différente, pas quantitative, mais plutôt qualitative.

Tanya Izquierdo Prindle, auteure et cofondatrice de l'Association québécoise pour la douance.

Il existe souvent une dyssynchronie sociale, un décalage entre l’enfant et ses pairs, ses enseignants ou sa famille. « Ça peut créer de l’anxiété et des difficultés sociales. C’est difficile de créer un sentiment d’appartenance à un groupe d’amis quand on a des intérêts différents », explique Mme Izquierdo Prindle.

« Ce qui m’avait marquée, c’est l'isolement social. On porte pleins de costumes pour essayer d'entrer dans le moule, mais c’est toujours en vain », témoigne-t-elle.

Chez l’enfant, il y a souvent un décalage entre les habiletés émotionnelles et intellectuelles. Par exemple, l’enfant de 4 ans ressent les émotions de quelqu’un de 4 ans, mais a l’intelligence de quelqu’un de plus vieux, souligne Mme Izquierdo Prindle.

Bien qu’il y ait une composante génétique dans l’apparition de la douance, sa manifestation va dépendre de l’environnement dans lequel évolue l’enfant, mentionne-t-elle.

Elle recommande aux parents d’enfants doués de rester attentifs à leurs besoins, mais de surtout les écouter.

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