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Alain Gravel
Audio fil du vendredi 27 avril 2018

Bissonnette, égoïste, mais pas terroriste, selon un psychiatre

Publié le

Alexandre Bissonnette
La défense avait annoncé une courte preuve qui devait s'étirer sur environ sept jours.   Photo : Facebook

Le tueur de la mosquée de Québec, Alexandre Bissonnette, est un être égoïste qui a voulu mourir en devenant du même coup célèbre, affirme le psychiatre légiste Gilles Chamberland. Le docteur a témoigné jeudi au procès qu'il ne pensait pas que le jeune homme était un terroriste.

« C’est un projet très raciste. [...] Il n’est pas un terroriste parce qu’il ne défendait aucune cause, il voulait simplement passer à l’histoire », explique le Dr Chamberland.

Plus rien n’intéressait Alexandre Bissonnette, jusqu’à ce qu’il ait l’idée d’une tuerie. « Ça l’a allumé et l’a réveillé », souligne le psychiatre.

Il a failli passer à l’acte dans un centre d’achats quelques mois avant d’ouvrir le feu dans la mosquée de Québec. Il a renoncé, ne voulant pas être perçu comme quelqu’un de trop mauvais, selon le Dr Chamberland.

Il s’est donc dit qu’il allait tuer des terroristes.

Le Dr Gilles Chamberland, psychiatre à l'Institut Philippe-Pinel

Pour lui, les terroristes se trouvaient dans une mosquée. Ce sont des présomptions fausses qui sous-tendaient son choix de victimes, choix qu’il n’a fait qu’à la toute fin de son parcours.

« Il n’avait cependant pas de message à envoyer. [...] Il n’avait aucune autre cause que la sienne », avance le psychiatre.

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