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Alain Gravel
Audio fil du mercredi 18 avril 2018

Le tableau de David doit rester au Québec, affirme le milieu culturel

Publié le

Saint-Jérome entendant la trompette du jugement dernier, un tableau de Jacques-Louis David.
Saint-Jérome entendant la trompette du jugement dernier, un tableau de Jacques-Louis David.   Photo : Musée de la Civilisation de Québec

La saga de l'acquisition du tableau Saint-Jérôme entendant les trompettes du Jugement dernier s'est continuée mardi alors que la ministre de la Culture, Marie Montpetit, a annoncé avoir entrepris des démarches pour classer le tableau de Jacques-Louis David comme bien patrimonial.

Nathalie Bondil, directrice générale et conservatrice en chef du Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM), est d’avis que ces démarches sont un pas dans la bonne direction, mais déplore le manque de collaboration du Musée des beaux-arts du Canada (MBAC).

Elle garde espoir que les différents musées impliqués dans l’affaire puissent arriver à une entente pour garder au Québec, ou du moins au Canada, autant le tableau de David que celui de Marc Chagall, La tour Eiffel.

Le MBAC a décidé de vendre ce dernier pour amasser les fonds nécessaires à l’acquisition du premier. Mme Bondil avait récemment dénoncé cette volonté du Musée d’acquérir seul le David au lieu d’envisager une collaboration avec les autres musées intéressés, ce qui aurait pu éviter la vente du Chagall.

Petite histoire de Saint-Jérôme entendant les trompettes du Jugement dernier

Le tableau de Jacques-Louis David appartient à la fabrique de Québec et est accroché au MBAM, et son mandataire, celui qui prend les décisions pour le tableau, est le Musée de la civilisation de Québec. Parmi les musées intéressés à en faire l’acquisition, on retrouve le MBAC, le MBAM et le Musée des civilisations du Canada.

Il y a un lien historique incontestable majeur entre l’œuvre et le Québec, affirme Mme Bondil.

L’œuvre a été donnée par les sœurs Cramail, des Françaises ayant immigré au Québec il y a un siècle.

« Notre rôle, explique Mme Bondil, c’est de défendre le patrimoine public ensemble. »

Elle ne perd pas espoir d’une collaboration avec le MBAC, malgré les difficultés actuelles.

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