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Alain Gravel
Audio fil du vendredi 6 avril 2018

Affaire Bill Cosby : le second procès entendu à l’ère de l’après-#MoiAussi

Publié le

Bill Cosby
Bill Cosby   Photo : Associated Press / Matt Rourke

Le deuxième procès du comédien et humoriste Bill Cosby s'ouvrira lundi aux États-Unis après l'avortement du premier en raison de l'impasse du jury d'en arriver à un verdict. Ce nouveau procès se tiendra à l'ère de l'après-#MoiAussi, et Francine Pelletier, chroniqueuse au journal Le Devoir, espère que le mouvement planétaire aura des répercussions positives sur le processus judiciaire.

[La plaignante] dont le procès est à la veille de recommencer est la seule qui a pu amener sa cause devant les tribunaux. On va savoir si, enfin, elle va avoir gain de cause et si tout le mouvement #MeToo va jouer cette fois-ci, et si, pour la première fois, on va vraiment croire cette femme.

Francine Pelletier

Francine Pelletier est heureuse de voir que le juge a accepté d’entendre cinq autres victimes alléguées alors qu’au premier procès, il n’avait permis qu’un seul témoignage.

« [Cette volteface] est très importante dans la mesure où la poursuite pourra démontrer qu’il y a un pattern d’abus, que c’est toujours la même chose qui se passe avec chaque femme. La poursuite pourra démontrer que c’est impossible que ce soit du sexe consenti et que c’est un geste bien réfléchi et répété. Ça pourrait avoir une grosse influence [sur la décision des jurés] », souligne-t-elle. Elle rappelle que 50 femmes accusent Bill Cosby de les avoir droguées, puis agressées.

Crédibilité

Francine Pelletier se demande si, cette fois, les jurés vont davantage croire les femmes. « Tout repose là-dessus. Toute la question d’agression sexuelle a été compliquée devant les tribunaux jusqu’à maintenant parce que la position de départ est de mettre en doute la parole des femmes », dit-elle.

Elle ajoute que les causes d’agression sexuelle reposent toujours sur une question de crédibilité.

« C’est la parole des uns contre celle des autres. Jusqu’à maintenant, les femmes ont été perdantes à ce jeu en cour parce que leur crédibilité a été mise en doute. Cela fait en sorte qu’on ne peut pas être certain de la culpabilité de l’accusé », poursuit Mme Pelletier.

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